Alger - Revue de Presse

La question préoccupe au plus haut niveau le département de Benbouzid



Prise en charge spéciale pour les «enfants des maquis» La scolarisation des enfants des terroristes, nés dans les maquis, semble préoccuper au plus haut niveau le département de l’Education nationale... A quelques jours seulement de la rentrée scolaire, le ministère a pris toutes les dispositions nécessaires pour assurer une meilleure scolarisation de ses enfants. Selon le ministre de l’Education, «le gouvernement algérien a pris toutes les dispositions pour assurer la scolarisation de ces enfants qui sont aussi nos enfants. Nous allons renforcer les services de prise en charge psychologique et pédagogique. Ils vont bénéficier de la gratuité des manuels scolaires et des fournitures scolaires, mais aussi auront les 2.000 DA d’aides allouées par l’Etat aux enfants des familles nécessiteuses», a assuré hier le premier responsable du secteur, en marge de la signature d’un protocole d’accord avec le ministère de la Jeunesse et des Sports. «Ces enfants auront la priorité, ils seront aidés avec tous les moyens nécessaires», souligne-t-on. Toutefois, il s’est refusé à déclarer un quelconque chiffre concernant leur nombre réel. Le ministère de l’Education nationale s’engage à faciliter toutes les démarches administratives pour permettre à ces enfants de réintégrer l’école et suivre une scolarisation dans de bonnes conditions, conformément aux directives de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. «Nos enfants ne doivent en aucun cas être les victimes des erreurs commises par des adultes», souligne-t-on. Récemment, le ministre déclarait aussi que «même si l’élève n’a jamais été scolarisé, il pourra intégrer une classe supérieure sans passer par le cursus normal, s’il s’avère que son niveau répond aux exigences pédagogiques». Sur place, on nous a assuré qu’une commission spéciale prendra en charge ces enfants, «dont le nombre serait de 5.000, selon des sources, un nombre non encore arrêté officiellement». Par ailleurs, est-il à noter, le département de Benbouzid a adressé il y a quelques jours une correspondance au département de l’Intérieur et des Collectivités locales afin d’établir des listes auprès des communes, au niveau national, pour recenser définitivement le nombre d’enfants à scolariser, notamment pour ceux qui n’ont pas encore dépassé l’âge de 12 ans. Par contre, le ministère semble avoir déclaré une fin de non-recevoir pour les demandes des enseignants terroristes qui veulent réintégrer leurs postes. Pour lui, «vis-à-vis de l’Education, il faut être vigilent et prendre le temps nécessaire pour étudier tous les dossiers. Je vais discuter avec les commissions de wilayas pour prendre la décision qu’il faut», a assuré le ministre au sujet des demandes de réintégration dans le corps enseignant. En effet, la Charte pour la paix et la réconciliation invite tous les secteurs à «réintégrer dans leurs postes» ceux des personnes exclues pour leur appartenance aux groupes terroristes ou au parti dissous.   Tahar A.O.
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