La question du double prix du gaz, soulevée dans le cadre du processus de négociations pour l'accession de l'Algérie à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) « est réglée », a affirmé, hier, à Alger, le directeur des relations avec l'OMC au ministère du Commerce, Mohamed El Hadi Belarima. « Cette question est réglée conformément aux dispositions de la loi sur les hydrocarbures promulguée en 2007 et sur la concurrence », a-t-il souligné lors d'une conférence sur l'OMC et le système commercial multilatéral organisée par l'Institut diplomatique et des relations internationales (IDRI). L'Etat préservera, ainsi, le droit de fixer les prix sur le marché interne après concertation avec les opérateurs économiques. « Un prix économique qui couvre tous les coûts et qui accorde une marge de bénéfice raisonnable aux opérateurs sera ainsi fixé après concertation entre les deux parties », a-t-il ajouté. La question du double prix du gaz relève des questions traitées dans le cadre des négociations multilatérales à laquelle l'Algérie avait répondu et avait apporté tous les arguments, a indiqué pour sa part M. Nassim Guaouaoui, sous-directeur chargé des affaires commerciales multilatérales au ministère des Affaires étrangères. « Les réponses apportées par l'Algérie à cette question ont reçu un écho favorable de la part des membres du groupe de travail de l'accession de l'Algérie à l'OMC, notamment de l'UE et des Etats-Unis », a-t-il avancé Reste que le processus d'adhésion de l'Algérie à l' OMC paraît interminable. Engagé depuis 1987, il ne semble pas près d'aboutir et personne ne peut prévoir un terme ou avancer une date pour qu'il se concrétise. « La question n'est pas tant de savoir s'il faut ou non adhérer à cette organisation mais de savoir ce qu'il faut attendre d'une telle démarche », estime M. Belarima. Pour lui, qui a participé à des négociations et des conférences, « l'intérêt est surtout de préparer l'après-pétrole, savoir comment avoir accès à des marchés qui seront garantis juridiquement ». « On ne peut changer les règles ou influer sur un système si on reste dehors », ajoute-t-il. La position de l'Algérie n'est nullement synonyme de recul. Elle chercherait à défendre ses intérêts, à se ménager une période transitoire pour achever les mises à niveau qui permettront à la production de biens et services algériens d'affronter une rude concurrence. Le mécanisme de sauvegarde des secteurs menacés existe même dans les règlements de l'OMC.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : archives
Ecrit par : H Rachid
Source : www.horizons-dz.com