La FAF et le forum des présidents de club des Ligues 1 et 2 ont condamné les incidents et actes de vandalisme qui ont eu lieu lors du match de coupe entre l'USMA et l'USMH. Mais est-ce suffisant '
Dans un reportage diffusé hier sur la chaîne du web, Dzaïr Web TV, consacré au dispositif policier déployé lors du match USM Alger ' USM El-Harrach, disputé samedi au stade du
5-Juillet pour le compte des quarts de finale de la coupe d'Algérie, deux choses ont attiré notre attention : la première est le nombre d'agents de l'ordre mobilisés ce soir-là, 2 500 pour sécuriser les lieux et éviter tout débordement dans les tribunes, et la seconde c'est l'arsenal et les psychotropes interceptés à l'entrée du stade. Comparativement à un match PSG-OM, par exemple, classé à haut risque, le dispositif policier est de 1 500 hommes en plus 700 autres hommes entre stadiers, contrôleurs et palpeurs. Malheureusement, les 2 500 hommes qui étaient au stade du 5-Juillet n'ont pas pu empêcher ce qui s'est passé dans les tribunes et toute la casse qui a eu lieu, ce qui signifie qu'il y a toujours des insuffisances et des manquements. D'abord nos stades ne sont pas aux normes d'accueil ni de confort et on ne parlera pas de places numérotées et de tribunes vraiment séparées, de billetterie et de portiques électroniques à l'entrée, chose qui éviterait déjà que les supporters se mélangent entre eux, comme ce fut le cas lors de USMA-USMH dans les gradins supérieurs.
Dans les stades aux normes, on retrouve des systèmes de vidéosurveillance qui détectent le moindre détail et permet aux gestionnaires et policiers de mettre la main sur les fauteurs de trouble. Mis à part le stade du 5-Juillet qui est pourvu de ce système, mais dont on ne sait pas s'il est fonctionnel, tous les autres d'Algérie en sont dépourvus. L'entrée au stade de jeunes mineurs est souvent un élément déclencheur de bagarres et de provocations en tout genre.
Or, cette frange est interdite de stade, mais qui fait de l'application de cette règle une obligation générale et systématique ' Nos enceintes sportives sont ouvertes aux quatre vents et sont de véritables passoires. On a parlé également d'arsenal de «guerre» et de psychotropes, cela confirme que les jeunes qui s'adonnent à la violence sont souvent dans un état second et ne viennent au stade que pour exprimer l'agressivité qui est en eux et qui n'est, en fait, que l'expression de la société. Plusieurs psychologues et sociologues sont d'accord à dire que la décennie noire est pour beaucoup sur l'influence de ces jeunes qui ont échappé apparemment à tous les repères de la société que sont la cellule familiale, l'école et la mosquée entre autres.
A. Salah-Bey
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Salah Bey
Source : www.infosoir.com