Alger - Revue de Presse

La Protection civile veut se mettre à jour



2009 sera l'année de la mise en route d'un vaste programme de modernisation de la Protection civile. Devant faire face à de plus en plus d'accidents de toutes sortes, de sinistres et de catastrophes naturelles, les services de la Protection civile veulent renforcer leur capacité d'action. Ce plan, qui s'étale sur cinq ans, vise le renforcement des capacités opérationnelles de la Protection civile, y compris celles relatives aux risques technologiques, et le relèvement du niveau de formation de ce corps. Il est motivé par la multiplication des risques, toutes natures confondues: en premier lieu les risques majeurs, les accidents de la route. C'est dans ce cadre qu'un cycle de réunions regroupant les cadres de la Protection civile s'est ouvert hier en présence du ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni, selon un communiqué de ce corps, repris par l'APS. Ces réunions interviennent à l'effet de « dresser un état des lieux concernant la situation prévalant en matière de moyens humains et matériels, ainsi que la couverture opérationnelle existante à même de permettre de sérier les contraintes et déficits auxquels est confronté le secteur de la Protection civile », indique le communiqué. « Un vaste programme quinquennal de développement et de modernisation de la Protection civile sera mis en oeuvre à partir de 2009 et aura pour but de répondre progressivement aux besoins incompressibles en termes d'implantation de nouvelles unités opérationnelles en rapport avec les risques potentiels et le nombre de la population et des sites névralgiques à défendre, ainsi que les infrastructures de base existantes et celles en projet de réalisation dans le cadre du vaste programme du président de la République », ajoute le même communiqué. Les nouvelles infrastructures opérationnelles enregistreront des dotations en effectifs et en moyens spécialisés aussi importantes de par leur enveloppe budgétaire, ajoute-t-on. Cet effort financier « s'inscrit dans une option de rationalisation et de rigueur basée sur des critères objectifs arrêtés par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales qui a tenu, lors des deux séances de travail, à fixer la problématique des grands axes de développement », ajoute-t-on de même source. Il importe de rappeler que les services de la Protection civile ont été successivement confrontés à trois catastrophes majeures de par le nombre des victimes et l'ampleur des dégâts occasionnés. Il s'agit de l'inondation de Bab El-Oued (novembre 2001), du séisme d'Alger-Boumerdès (mai 2003) et de l'explosion au complexe pétrochimique de Skikda (janvier 2004). Par ailleurs, ces services doivent faire face à un accroissement des accidents de la route (4.500 morts en 2004) et être à pied de guerre vis-à-vis du danger potentiel que représentent des sites industriels à risque dans la périphérie des grande villes. Les concepteurs de ce programme de modernisation, mis au point avec le concours d'experts français, ont accordé une importance primordiale à la formation et à la spécialisation des personnels. Globalement, le projet s'articule autour de 4 axes. Il prévoit le renforcement des capacités opérationnelles de la direction de la Protection civile, la réforme du cursus de formation à tous les échelons, la prévention et l'intervention dans le domaine des risques technologiques et le management et la communication. A travers l'élaboration d'un Schéma national d'analyses de couverture des risques (SNACR) et la mise en place du centre opérationnel national de gestion des catastrophes, ce projet permettra de développer une meilleure capacité d'anticipation et d'action en matière de gestion des catastrophes. En accompagnant la formation des nouvelles recrues à l'aide de nouveaux programmes et en organisant des spécialisations correspondant aux risques précisément identifiés, ce projet conduira à la mise en place d'un service de Protection civile plus compétent et à une meilleure qualité des interventions dans le cadre des différents risques, souligne-t-on.
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