Ce n'est pas par hasard que la ministre de l'Environnement en personne, s'est amarrée à la campagne de nettoyage. Il y a longtemps que la coupe est pleine, et déborde même en certains quartiers de la capitale, devenus malencontreusement insalubres.Alger sale, malsaine, malodorante, refuge de quantités de parasites vecteurs de pathologies plus ou moins graves ; quelle infamie ! Cette campagne de mobilisation des citoyens, selon toutes les présomptions, constituant la charpente de nos expériences, n'est qu'un coup de canon dont les obus sont en carton, étant donné que l'impact médiatique sera plus illustratif que l'événement en lui-même, du moins au niveau du point noir, tristement célèbre du 9ème groupe se situant au niveau de la circonscription de Sidi M'Hamed, ainsi que celui du 8ème groupe que Fatima-Zohra Zerouati n'a pas inclus dans son itinéraire, tout comme d'autres lieux, édifiés en lieux de stockage permanent d'ordures ménagères, en compagnie des détritus des commerces de proximité.
La saleté imposée aux Algérois se fait aux frais du contribuable, que les APC gèrent souverainement, de la manière la plus opaque, comme si l'outrage n'existait pas. On occulte volontairement l'épiphénomène grave de la saleté, ce qui altère directement ou par ricochet la dignité des citoyens, et le panache de l'Etat, par un jeu subtil de dégagement de responsabilité, entre les acteurs faisant partie d'une même société. Le scénario de la mobilisation citoyenne, qui était exclusivement composée des employés des entreprises publiques de la wilaya d'Alger en l'occurrence : Net Com, Edival, Asrout, ceux de l'Agence nationale des déchets et de l'APC ressemblait à si méprendre à une production cinématographique, étant donné que pour l'occasion, les organisateurs ont même réquisitionné parmi la dizaine de camions-poubelles, un camion citerne, pour laver au Kärcher la placette du foyer civique.
Les ouvriers ont ramassé les détritus apparents, quelques cadres ont mis la main à la pâte, puis, tout ce beau monde a attendu l'arrivée de la ministre de l'Environnement, pour vilipender sur l'incivilité des résidents du 9ème groupe, alors que le phénomène est beaucoup plus étendu, et ne se limite guère aux responsabilités des seuls résidents du quartier. Des commentateurs du quartier ont relevé, que sitôt les ordures enlevées pour faire plaisir à la ministre, les sacs poubelles dès le lendemain vont recommencer à être parachutés, et les containers métalliques en guise de poubelles, vont être saturés, nonobstant les puanteurs qu'ils dégagent quotidiennement.
S'il est notoire que les citoyens sont largement impliqués dans les actions visant à dégueulasser leur environnement, il est pareillement indiscutable que les responsabilités de l'APC et de la Wilaya en tant qu'autorités publiques, sont impliquées par la dégradation de l'environnement. En conclusion, rien n'est réglé par ce coup de pub propagandiste, car la propreté, est un réflexe culturel.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar Khelifi
Source : www.lnr-dz.com