Alger - A la une

La prime de contagion qui fait... contagion La CNCCSP affirme que la grève a paralysé les hôpitaux



La prime de contagion qui fait... contagion La CNCCSP affirme que la grève a paralysé les hôpitaux
La Coordination nationale des corps communs de la santé publique a mis sa menace à exécution. Les membres de cette coordination ont entamé, hier, une grève de 4 jours.
La Coordination nationale des corps communs de la santé publique a mis sa menace à exécution. Les membres de cette coordination ont entamé, hier, une grève de 4 jours.
« C'est notre 6e semaine de grève depuis le début de l'année 2013 », a rappelé, Mounir Bitraoui, le porte-parole de la CNCCSP qui observait dans l'enceinte de l'hôpital Mustapha Pacha (Alger) en compagnie des ses collègues venus de différents hôpitaux de la capitale et d'autres venus des structures sanitaires des 48 wilayas du territoire national. Selon le syndicaliste de la CNCCSP, « le taux de participation à la grève est de 100% ».
Les délégués des grévistes des hôpitaux des autres wilayas du pays, présents à l'hôpital Mustapha Pacha corroborent les déclarations de Mounir Bitraoui et ont état d'un taux de suivi très appréciable de l'arrêt de travail à l'hôpital de Birtraria, Beni-Messous, Zéralda, Kouba, Baïnem.
Les corps communs de la santé publique expriment les mêmes revendications depuis de nombreuses années. Ils se plaignent du glissement des salaires, des rappels des indemnités et la disparité de la prime de contagion entre les salariés qui sont exposés aux mêmes risques, qu'ils soient, ambulanciers, agents de service, femmes de ménage et autres intervenants dans la structure sanitaire. Ils rappellent que « le risque zéro n'existe pas».
Ils affirment que « le microbe ne choisit pas la personne à contaminer». Tous les travailleurs de la santé sont de ce fait exposés aux mêmes risques et ils ne comprennent pas la classification en 5 catégories opérée par le département de Abdelaziz Ziari. Ils refusent cette classification et rappellent l'accord conclu dans ce sens avec l'ex-ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès qui a pris pour base de calcul de la prime de contagion 2 catégories octroyant pour la 1re 8.000 DA et à la seconde 10.000 DA.
Selon les syndicalistes, Abdelaziz Ziari est revenu sur les engagements pris par son prédécesseur et rappellent que l'administration leur doit toujours un rappel de 25% qu'ils n'ont pas touché à ce jour. « En 2008, nous avons touché un rappel de 25% sur les 50% accordés. Depuis plus rien », ont-ils déploré.
Le porte-parole de la Coordination des corps communs de la santé publique certifie que « le service minimum est assuré dans tous les structures sanitaires et à plus forte raison quand il y a une urgence ». « Dans chaque service, il y a un agent pour assurer le service minimum », rassure Mounir Bitraoui qui semblait répondre aux critiques formulées par les malades disant qu'ils sont livrés à eux-mêmes. Les syndicalistes en ont gros sur le c'ur.
Toute la plateforme de revendications soulevées par les travailleurs des corps communs de la santé revient en mémoire. Saïd est agent de bureau. Il a 20 ans de service dans ce poste. Il est marié, père de 3 enfants. Sur sa fiche de paye, il est mentionné un salaire de base de 12.960,00 DA. « Où est le
SNMG ' » s'interroge-t-il.
Pour rappel, le salaire national minimum garanti est de 18.000 DA. Saïd, avec les diverses indemnités qui gonflent son salaire arrive tout de même à 23.217,00 DA. Sans la prime de risque, précise-t-il. Cette dernière ne figure pas encore sur sa fiche de paie. Ses autres collègues, qu'ils soient ambulanciers, agents de service ou femmes de ménage, se plaignent des salaires de « misère » qu'ils perçoivent.
Encore que Saïd peut s'estimer heureux d'avoir un salaire de base de 12.960,00 DA. « Il y a des agents qui ont un salaire de base de 9.000,00 DA », certifie un des syndicaliste.
« Ils sont nombreux dans ce cas », souligne-t-il. Une femme de ménage de l'hôpital Mustapha Pacha jure par tous les saints qu'elle arrive à peine à dépasser les 15.000 DA avec toutes les indemnités. Elle confirme son salaire de base de 9.000,00 DA et s'interroge elle aussi, pourquoi l'administration de l'hôpital refuse d'appliquer les décisions de la tripartite qui a fixé le SNMG à 18.000,00 DA.
« Nous ne demandons que nos droits », soutiennent les grévistes qui semblent déterminer cette fois-ci à mener leur action jusqu'à la satisfaction de leurs revendications. Dures journées en perspective pour les malades qui prennent leur mal en patience.
De la patience, il leur faut beaucoup car la coordiation menace de durcir son mouvement de grève si le ministère de la Santé ne répond pas à leurs revendications. Une réunion du bureau national de la CNCCSP est prévue pour la fin de semaine pour décider des suites à donner au mouvement de protestation au cas où le département de Ziari continue de faire la sourde oreille.
« C'est notre 6e semaine de grève depuis le début de l'année 2013 », a rappelé, Mounir Bitraoui, le porte-parole de la CNCCSP qui observait dans l'enceinte de l'hôpital Mustapha Pacha (Alger) en compagnie des ses collègues venus de différents hôpitaux de la capitale et d'autres venus des structures sanitaires des 48 wilayas du territoire national. Selon le syndicaliste de la CNCCSP, « le taux de participation à la grève est de 100% ».
Les délégués des grévistes des hôpitaux des autres wilayas du pays, présents à l'hôpital Mustapha Pacha corroborent les déclarations de Mounir Bitraoui et ont état d'un taux de suivi très appréciable de l'arrêt de travail à l'hôpital de Birtraria, Beni-Messous, Zéralda, Kouba, Baïnem.
Les corps communs de la santé publique expriment les mêmes revendications depuis de nombreuses années. Ils se plaignent du glissement des salaires, des rappels des indemnités et la disparité de la prime de contagion entre les salariés qui sont exposés aux mêmes risques, qu'ils soient, ambulanciers, agents de service, femmes de ménage et autres intervenants dans la structure sanitaire. Ils rappellent que « le risque zéro n'existe pas».
Ils affirment que « le microbe ne choisit pas la personne à contaminer». Tous les travailleurs de la santé sont de ce fait exposés aux mêmes risques et ils ne comprennent pas la classification en 5 catégories opérée par le département de Abdelaziz Ziari. Ils refusent cette classification et rappellent l'accord conclu dans ce sens avec l'ex-ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès qui a pris pour base de calcul de la prime de contagion 2 catégories octroyant pour la 1re 8.000 DA et à la seconde 10.000 DA.
Selon les syndicalistes, Abdelaziz Ziari est revenu sur les engagements pris par son prédécesseur et rappellent que l'administration leur doit toujours un rappel de 25% qu'ils n'ont pas touché à ce jour. « En 2008, nous avons touché un rappel de 25% sur les 50% accordés. Depuis plus rien », ont-ils déploré.
Le porte-parole de la Coordination des corps communs de la santé publique certifie que « le service minimum est assuré dans tous les structures sanitaires et à plus forte raison quand il y a une urgence ». « Dans chaque service, il y a un agent pour assurer le service minimum », rassure Mounir Bitraoui qui semblait répondre aux critiques formulées par les malades disant qu'ils sont livrés à eux-mêmes. Les syndicalistes en ont gros sur le c'ur.
Toute la plateforme de revendications soulevées par les travailleurs des corps communs de la santé revient en mémoire. Saïd est agent de bureau. Il a 20 ans de service dans ce poste. Il est marié, père de 3 enfants. Sur sa fiche de paye, il est mentionné un salaire de base de 12.960,00 DA. « Où est le
SNMG ' » s'interroge-t-il.
Pour rappel, le salaire national minimum garanti est de 18.000 DA. Saïd, avec les diverses indemnités qui gonflent son salaire arrive tout de même à 23.217,00 DA. Sans la prime de risque, précise-t-il. Cette dernière ne figure pas encore sur sa fiche de paie. Ses autres collègues, qu'ils soient ambulanciers, agents de service ou femmes de ménage, se plaignent des salaires de « misère » qu'ils perçoivent.
Encore que Saïd peut s'estimer heureux d'avoir un salaire de base de 12.960,00 DA. « Il y a des agents qui ont un salaire de base de 9.000,00 DA », certifie un des syndicaliste.
« Ils sont nombreux dans ce cas », souligne-t-il. Une femme de ménage de l'hôpital Mustapha Pacha jure par tous les saints qu'elle arrive à peine à dépasser les 15.000 DA avec toutes les indemnités. Elle confirme son salaire de base de 9.000,00 DA et s'interroge elle aussi, pourquoi l'administration de l'hôpital refuse d'appliquer les décisions de la tripartite qui a fixé le SNMG à 18.000,00 DA.
« Nous ne demandons que nos droits », soutiennent les grévistes qui semblent déterminer cette fois-ci à mener leur action jusqu'à la satisfaction de leurs revendications. Dures journées en perspective pour les malades qui prennent leur mal en patience.
De la patience, il leur faut beaucoup car la coordiation menace de durcir son mouvement de grève si le ministère de la Santé ne répond pas à leurs revendications. Une réunion du bureau national de la CNCCSP est prévue pour la fin de semaine pour décider des suites à donner au mouvement de protestation au cas où le département de Ziari continue de faire la sourde oreille.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)