Alger - A la une

La première fois, j'ai halluciné !



Bonjour ! Je suis ravie de vous retrouver ! Merci pour vos nombreux messages de sympathie. Certains d'entre vous m'ont suggéré de raconter mes vacances, de partager avec eux ce que j'aurais fait de mes jours de repos. J'ai cru déceler un brin d'ironie dans certains messages, plutôt amusants, où l'on me sous-entendait que, de toutes façons, je n'irais pas loin, que je n'aurais pas de longues distances à parcourir mais de faire comme si c'était le cas.Certes, je ne serais pas allée bien loin. Mais qui oserait dire qu'il n'y a rien à voir en Algérie et pas plus à raconter ' Je n'ai peut- être pas bougé d'Alger. Il y aurait, pourtant, beaucoup à en dire. On a beau vouloir se convaincre que regarder la vie sous un aspect joyeux n'est possible que si les évènements nous y invitent, la réalité nous rattrape aussi vite et avec autant d'énergie qu'au moment où nous aurions souhaité nous en détacher.
La première fois, j'ai halluciné ! Alors, j'y suis retournée pour m'assurer que ce que j'avais vu était bien réel. J'ai de nouveau halluciné. Alors, quelques jours plus tard, j'y suis allée encore. Rien n'avait changé. Les mêmes vendeurs, les mêmes acheteurs. Tous étaient là composant allègrement avec un corona qui règne en maître mais dont les gens continuent de se ficher de façon effroyable.
Une autre planète, un autre Etat qui réprime dans certains quartiers, qui choisit qui punir et qui laisse aller et faire librement. Et tandis que je regardais les promeneurs marchander, j'apprenais qu'une très proche parente venait, à l'instant, d'être hospitalisée. Une de ces petites vieilles que l'on aime profondément et auxquelles on tient pour la bienveillance qu'elles dégagent et la baraka qu'elles distribuent autour d'elles. La nôtre de hadja a résisté et évité le Covid pendant un an et voilà qu'elle était infectée et menaçait de rendre les armes, alors qu'elle ne quittait jamais la maison.
D'un quartier à l'autre, la vision change. Nous avons droit à des tableaux différents de la vie quotidienne qui racontent une histoire et un vécu différents. Une négation du risque que l'on croirait individuelle mais qui est plus souvent collective. À suivre !
M. B.
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