
Le solde global de la balance des paiements accuse un léger déficit de 0,15 %, considéré comme « un quasi-équilibre » par le responsable de la Banque d'Algérie qui ajoute que l'Algérie dispose d'une « bonne solidité financière » qui la met « à l'abri de chocs externes ». C'est ce qu'a déclaré, hier, M. Laksaci qui a présenté, à l'Ecole supérieure des banques, la note de conjoncture pour le 1er semestre 2013. Ce nouveau rapport a été discuté en présence des P-DG des banques, du président de l'Association des banques et établissements financiers (ABEF). Le ton est à l'euphorie puisque l'on exclut l'idée d'une fragilité ou d'une vulnérabilité de la position financière de l'Algérie découlant de la baisse des exportation des hydrocarbures et de l'envolée des importations. Des importations qui constituent, il est vrai, 25 % des biens d'équipements qui devront accompagner « la dynamique d'investissement en cours ». Le gouverneur de la Banque d'Algérie, qui avait déjà fait un exposé similaire sur les tendances financières et monétaires mais pour le premier trimestre seulement, a, encore une fois, rappelé certains indicateurs qui marquent l'évolution de l'économie mondiale, la situation de la balance des paiements de l'Algérie ainsi que l'évolution de l'inflation qui enregistre, selon lui, « une décélération ». Concernant le cadre macroéconomique, le rapport souligne que l'Algérie est à l'abri de la volatilité des marchés financiers qui affecte la situation des pays émergents ' principalement leurs monnaies ' puisqu'elle « ne subit pas l'effet des flux de capitaux mais ceux des autres risques », notamment les prix des hydrocarbures. C'est ce dernier élément qui a affecté le niveau des recettes puisque le cours du pétrole d'une moyenne de 115,75 dollars a chuté à 101,45 dollars, soit une baisse de 7 % au moment où ' crise économique oblige ' , les quantités d'hydrocarbures exportées ont également chuté de 10,6 %. Ainsi, les recettes engrangées sont de l'ordre de 32 milliards de dollars à juin 2013 contre 37,5 milliards de dollars pour la même période de 2012. Parallèlement, ce qui devrait créer un déséquilibre, les importations de l'Algérie ont augmenté de 20 %, c'est-à-dire atteignant 28 milliards de dollars, contre 23,6 auparavant. Résultat : pour cette période, la balance des paiements enregistre un déficit de 1,26 milliard de dollars alors que l'année d'avant, c'était un solde positif de 10 milliards de dollars qui était enregistré.Les réserves de change (189,75 milliards de dollars) connaissent une « stabilité »
Il y a, bien sûr, les autres ressources dont dispose l'Algérie pour faire face à tout imprévu puisque les réserves de change, avec 189,75 milliards de dollars, connaissent une « stabilité », pour rependre M. Laksaci. Pour ce dernier, « la gestion prudente de ces réserves contribue à la stabilité externe de notre pays ». Cela nous amène aussi à s'interroger sur le cours du dinar qui enregistre, lui, une dépréciation (4,1 % pour le 1er semestre 2013 contre 1,5 en 2012), alors que le niveau de dépréciation globale est de 1,28. M. Laksaci rappelle que le dinar s'est apprécié de 6% en 2012 pour dire que finalement « le taux de change du dinar s'apprécie par son niveau d'équilibre ». Le rapport revient sur la dynamique d'investissement où les crédits à l'économie ont progressé de 14,6 % à juin 2013. Cette dynamique est due « aux récentes mesures prises par les pouvoirs publics début janvier pour favoriser l'investissement », dit-il. A ce titre, les crédits ont atteint 2.413,43 milliards de dinars pour le secteur public contre 2.160,5 milliards de dinars pour le privé. Ce dernier montant n'était que de l'ordre de 1.940,3 milliards de dinars en 2012. Les crédits en question sont destinés à favoriser « l'investissement (71 %). Pour le reste, les crédits aux ménages n'ont augmenté que de 7 %. Il s'agit des crédits hypothécaires, bien entendu. Enfin, dernier sujet abordé par M. Laksaci dans son exposé, le rythme de l'inflation, qui a atteint une moyenne de 8,89 % en 2011 et qui a entamé « un mouvement à la baisse depuis février dernier », atteignant 6,59 % en juin.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Daghefli
Source : www.horizons-dz.com