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La politique américaine étrangère "ne connaîtra pas de bouleversement"



La politique américaine étrangère
La politique étrangère américaine "ne connaîtra pas de bouleversement" avec l'élection du républicain Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, ont estimé mercredi à Alger des experts et professeurs universitaires, qui s'attendent plutôt à une "approche économique-sécuritaire" qui constitue de leur avis "un revers" pour les démocrates durant les deux mandats de Barack Obama."Hormis quelques remous liés à la mise en application des accords internationaux, ceux liés notamment au climat et au nucléaire iranien, la difficulté à laquelle n'a pas échappé Barack Obama, la politique étrangère américaine ne connaîtra pas de bouleversement", a indiqué Aomar Baghzouz, professeur à l'université d'Alger à l'APS.Revenant sur les déclarations "fracassantes" que Trump avait faites pendant sa campagne électorale, le spécialiste a dit que "pour les besoins de ses ambitions politiques, Trump avait fait en sorte de frapper les esprits".Mais finalement, ajoute M. Baghzouz, "il (Trump) ne pourra pas mettre à exécution l'ensemble de ses promesses. Il sera vite rattrapé par la dure réalité de gouverner, car, il n'aura pas à faire uniquement à Hillary Clinton mais au monde entier"."Etre candidat est une chose et être président en est une autre", a-t-il martelé.Sur un autre volet, celui des relations entre l'Union européenne (UE) et les Etats-Unis, le professeur, également spécialiste des questions euro-méditerranéennes et sécuritaires, y prévoit "le maintien incontestable des constances. L'alliance stratégique ne peut pas être remise en cause".Et pour cause, explique-t-il, "sur les grands dossiers, les Occidentaux sont solidaires et ce n'est pas Trump qui va changer la donne".Le Président américain a certes une marge de manœuvre concernant les grandes questions, mais "limitée", dès lors que l'Administration américaine représentée par la constitution, le Congrès, les différentes institutions de souveraineté (Défense, Affaires étrangères), soit là pour justement, jouer les garde-fous et freiner l'ardeur de Trump", a-t-il analysé."Je ne pense pas par exemple, que le Président, ira jusqu'à à expulser les onze (11) millions de migrants clandestins que comptent actuellement les Etats-Unis, alors que la protection de tous les citoyens américains est consacrée dans la loi Fondamentale américaine", a-t-il ajouté.De son coté, Hamadi Salim, spécialiste des questions sécuritaires, a estimé que l'Administration américaine qui sera dirigée par le républicain Trump, "se penchera sur la formation de nouvelles alliances dans le monde, spécialement le Moyen-Orient et le Sahel, dans l'objectif de développer son approche économique-sécuritaire, qui constitue un revers pour les démocrates" dont est issu le président sortant Barack Obama.Etant donné que le volet sécuritaire "est une priorité" de l'agenda des Républicains, le spécialiste s'attend à "un rapprochement avec l'Algérie vu son expérience en matière de sécurité", en référence à la lutte contre le terrorisme et le crime organisé.Concernant le conflit du Sahara occidental, Hamadi Salim prédit "davantage de pressions" sur le Maroc de la part de Washington, ce qui favorise la cause juste du peuple sahraoui qui se bat pour le recouvrement de ses droits à l'indépendance et à l'organisation d'un référendum d'autodétermination tel inscrit dans les résolutions des Nations-Unies.Pour sa part, l'expert en sécurité stratégique, Nassim Bahloul, augure que l'administration américaine sous la direction de Trump, accordera plus d'attention à l'Afrique "en vue de préserver les acquis américains sur le continent dans le cadre de l'Africom (Commandement des Etats-Unis pour l'Afrique).
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