
Les actes de violence enregistrés dans différents stades lors des deux premières journées du championnat de Ligue 1 ont obligé les instances sportives (FAF et LFP) à faire appel de nouveau aux services de sécurité pour permettre le bon déroulement de la compétition. "La police va revenir dans les stades dès la prochaine journée du championnat de Ligue 1 pour assurer la sécurité des officiels et aider les stadiers dans l'organisation des matches", a annoncé, hier, le président de la FAF, Mohamed Raouraoua à la Chaîne III. "J'ai discuté avec M. Hamel, le directeur de la DGSN, et on a convenu que la police sera redéployée dans les stades dès la prochaine journée du championnat avec un nombre réduit. Il y aura des policiers sur la main courante pour assurer la sécurité des officiels et au niveau des portes d'accès pour aider les organisateurs et éviter que des perturbateurs accèdent au stade. Il y aura aussi des patrouilles mobiles dans les tribunes pour séparer les deux galeries", a-t-il souligné. Mohamed Raouraoua s'est, en outre, félicité du transfert de Slimani vers Leicester City. "Je suis très heureux qu'un joueur de notre équipe nationale qui a commencé à jouer en Algérie rejoigne la Premier League pour un montant aussi élevé. Je lui souhaite beaucoup de réussite dans sa nouvelle équipe. Je pense que Slimani est un exemple pour les autres clubs afin qu'ils forment d'autres joueurs comme lui à l'avenir", a-t-il dit d'emblée, ajoutant que trois clubs algériens où l'ancien joueur du Sporting Lisbonne a évolué vont toucher 5% du montant du transfert. "Trois clubs où Slimani a joué vont toucher ensemble une indemnité de solidarité de 5% du montant du transfert (35 millions euros, ndlr). Il s'agit d'Aïn Bénian, de Chéraga et du CRB. Cette indemnité sera répartie au prorata des années jouées par Slimani dans chacun de ces trois clubs", affirme-t-il. Parlant de nouveau sur la désignation de Milovan Rajevac à la tête de la sélection nationale, Raouraoua a jugé qu'il a fait le bon choix. "Nous avons besoin de quelqu'un qui connaisse bien l'Afrique et qui a un vécu dans ce continent. Nous avons failli arriver en demi-finales de la Coupe du monde avec le Ghana, ce qui aurait pu être une grande performance pour une sélection africaine. Nous avons discuté avec ceux qu'on qualifie de grands entraîneurs, mais ces derniers auraient pu se retrouver dans un environnement qui n'est pas celui auquel ils sont habitués. En Afrique, c'est complètement différent. Et puis, j'estime que l'école de l'ex-Yougoslavie convient bien à notre football. Beaucoup d'entre ceux qui en sont issus ont réussi en Algérie, comme Rogov par exemple", a-t-il dit. Et d'ajouter : "Il est vrai que Rajevac n'a pas travaillé durant les quatre dernières années. Je ne pense pas que cela pose problème. Il a travaillé pendant cette période à la DTN de la Serbie. Il était également chargé de former des entraîneurs. Concernant la langue, je ne pense pas qu'elle va poser des soucis. Le football, c'est universel. Nous avons installé à ses côtés un interprète de qualité et qui possède la licence UEFA A", a ajouté le patron de la FAF. Concernant les objectifs qui lui ont été assignés, ce dernier a affirmé que les Verts viseront au moins une demi-finale lors de la prochaine CAN et la qualification pour la Coupe du monde 2018 en Russie. "Certes, nous sommes tombés dans un groupe compliqué, mais on a évité, en revanche, les matches à caractère derby, avec toute la passion qu'ils provoquent. En Afrique, il n'y a pas de grandes et de petites équipes. Quand vous voyez les îles Comores faire match nul avec le Ghana, cela démontre que le football dans le continent africain a beaucoup évolué. Pour nous, chaque match est une finale et il faudra le jouer pour le gagner. Nous avons un bon groupe qui est conscient de la responsabilité qui l'attend et qu'il faudra en outre protéger", a-t-il souligné. Commentant le parcours des U-23 lors du tournoi de football des jeux Olympiques de Rio, le président de la FAF a affirmé qu'il y a eu un goût d'inachevé à l'issue du parcours. "Ce qui a manqué le plus dans cette équipe, c'était de passer de la naïveté à l'esprit professionnel. On a offert tous les moyens à cette équipe pour une bonne représentation à travers des stages et des matches amicaux face à des sélections de haut niveau tels la Corée du Sud et l'Irak. Cela dit, il reste tout de même que quelques éléments peuvent encore progresser et rejoindre l'équipe A à l'avenir. Il y a déjà Ferhani. D'autres vont peut-être le suivre.""Voilà pourquoi on n'a pas réussi avec les jeunes catégories"Abordant les mauvais résultats des jeunes catégories (U-17 et U-20), il a estimé qu'à ce niveau, l'Algérie est encore loin de ce qui se fait dans d'autres nations du continent et ailleurs, "habituées à disputer des compétitions de haut niveau et qui comptent beaucoup sur les centres de formation des clubs. Idem dans les pays européens qui investissent beaucoup dans ce domaine. En France, il existe 32 centres de formation. Il existe un lien ombilical dans la formation. Maintenant, on commence à former les joueurs à partir de 7 ou 8 ans. À 17 ans, un joueur peut signer un contrat pro comme ce fut le cas pour Bennacer qui s'est engagé pour cinq ans avec Arsenal. Nous, en Algérie, nous n'avons pas de centre de formation. Certes, on a donné des assiettes aux clubs en leur disant de construire eux-mêmes les centres de formation, mais ça n'a pas avancé. Les gestionnaires des clubs s'occupent seulement des seniors. Cela dit, la FAF compte faire de son mieux pour les accompagner", dit-il, tout en annonçant que les prochains coaches des EN U-17 et U-20 seront des étrangers avec des adjoints locaux. Au sujet de l'académie de la FAF qu'il compte relancer, Raouraoua révèle que "le problème majeur réside dans le site d'accueil. Nous avons décidé de la construction d'un nouveau bâtiment où les joueurs et les encadreurs seront hébergés. Toutefois, nous sommes confrontés à un problème administratif puisque la Duch d'Alger n'a pas autorisé la construction de ce bâtiment. Nous avons eu des promesses quant au règlement de ce problème dans les prochains jours. Une fois que nous aurons le permis de construire, nous débuterons les travaux", a-t-il dit, en précisant que la FAF compte former 300 techniciens en France qui vont recevoir des diplômes de niveau supérieur, et ce, à travers un accord qui va être signé dans les prochains jours entre les fédés des deux pays. Le président de la FAF a, en outre, indiqué dans ce sillage que l'installation de la direction des équipes nationales a pour objectif la prise en charge de la formation des entraîneurs qui travaillent au niveau des jeunes catégories et les répartitions des tâches à ce niveau avec des techniciens qui auront pour mission le repérage des jeunes talents et d'autres qui se chargent du terrain. C'est également une question d'organisation et d'une meilleure gestion logistique selon lui.Farès Rouibah
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rouibah Farès
Source : www.liberte-algerie.com