Alger - A la une

La plus belle des «maladies»



C'est plutôt triste le métro d'Alger, le samedi, avec ou sans Amar Ezzahi.Ils sont peut-être plus de deux mille, mais je ne vois qu'eux deux sur le quai. La vie les a certainement soudés l'un à l'autre, cette femme et cet homme, heureux et souriants, qui se tiennent par la main. Ils n'ont même pas besoin de se dire «je t'aime», eux qui ont gardé leur c?ur d'enfant, à plus de soixante dix-sept ans.
Comme aurait dit Brel : «Ces deux-là sont trop maigres pour être malhonnêtes.» Ils ne remarquent même pas les «bouffeurs d'espoir qui les montrent du nez».
Ils se quittent un instant, mais à l'arrivée du train, c'est elle qui cherche sa main. Ils sont unis par cette rivière insolente qui unit, dans son lit, les cheveux gris, les cheveux blancs.
La vie a fait un joli cadeau à ce couple d'amoureux, ces Européens aux cheveux blancs.
K. B.
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