
Le patron du FLN, M. Saâdani promet de sévir en septembreLa démarche contre l'actuelle direction du FLN est désavouée par ces anciens maquisards. Cet essoufflement en dit long sur une parade qui a du mal à tenir la route.Ils veulent épater la galerie. Eux ne sont autres que ce conglomérat de frondeurs qui ont tout le mal à assumer leur démarche, tant celle-ci est désavouée par les grands noms de la révolution, par médias interposés. Ceci est particulièrement vrai pour le moudjahid et non moins héros de la bataille d'Alger Yacef Saâdi dont la presse vient de rapporter son démenti formel quant à l'appel à destitution de Sâadani du poste de SG du FLN, un parti qui semble subir encore les coups des frondeurs.Ces derniers voient néanmoins leur démarche connaître des soubresauts qui témoignent finalement d'un désaveu unanime. Saâdi, dont le nom figurait pourtant aux côtés de ceux de quelques historiques, soit 14 anciens moudjahidine qui ont, soi-disant, lancé un appel pour destituer l'actuel secrétaire général du plus vieux parti (Pfln). Le mot d'ordre des frondeurs qui recourent finalement assez facilement aux prête-noms, est: «Retirez le nom du FLN au parti dont Amar Saâdani est actuellement le secrétaire général.» L'on ne peut trouver plus clair comme leitmotiv. Mais à voir les défections en masse, l'on est tenté de croire que les initiateurs de ce stratagème font davantage dans la gesticulation que dans l'efficacité politique. Pis encore, les rangs, a priori, serrés de ces frondeurs s'avèrent fissurés de toutes parts et ne bénéficient plus du soutien inconsidéré de signatures illustres. Ainsi, si Saâdi, qui vient de «laver» son nom de tout soupçon via un média en ligne, nous rappelle étrangement cet autre épisode, où, du haut de sa stature, Ouali Aït Ahmed avait tenu à préciser, dans une mise au point envoyée à un confrère arabophone qu'il n'avait jamais réclamé le départ d'Amar Saâdani. «Nous ne sommes pas contre un tel ou un tel. Nous sommes pour la récupération des trois lettres composant le sigle FLN, afin de les préserver.» Idem pour Lakhdar Bouregaâ, cet autre moudjahid que l'on a donné comme signataire de l'hypothétique appel et qui précise avec clarté: «Je n'ai signé aucune pétition, ni rencontré personne, je m'insurge contre ce genre de pratiques» et d'ajouter:«Je ne suis concerné ni de près ni de loin par cet appel, je ne vois pas ce que je viens faire dans les affaires internes d'un parti politique, le FLN, en l'occurrence, une affaire qui concerne les militants de ce parti». L'on ne peut être plus clair.Ces anciens maquisards que l'on a donnés comme partisans de la destitution de l'actuel secrétaire général du parti et à la restitution du FLN à l'Histoire et à la mémoire du peuple algérien, se mettent aujourd'hui en porte-à-faux contre ce manifeste. Aussi, nombreux sont les observateurs qui estiment que cette démarche qui est désavouée, au grand dam de ses initiateurs, tapis dans l'ombre, révèle bien des non-dits. L'essoufflement qui frappe soudainement cette parade en dit long sur ses réelles motivations. Notamment un échec cuisant non encore consommé par ses apôtres qui tentent, à travers le paravent Saâdani, de mettre à mal les décisions du chef de l'Etat.En fait, cette initiative qui semble prendre l'eau de toutes parts a toutes les chances de finir comme celle dite des 19-4. C'est-à-dire en queue de poisson.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salim BENALIA
Source : www.lexpressiondz.com