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La passion d'écrire de Sadek Djemaoui



La passion d'écrire de Sadek Djemaoui
« La terreur impérialiste inonde le Monde dans une effroyable tragédie humaine. La force des engins de mort peut-elle vraiment triompher de la sagesse et de la beauté de la Planète (Terre) ? En lisant le livre de Sadek Djemaoui intitulé « Le mépris et les dérives de l'Occident », le lecteur découvre une atmosphère planétaire marquée par l'action machiavélique d'un système occidental façonné par la philosophie de la haine. » Mohamed Cherif Ghebalou ouvre ainsi sa préface au livre de Sadek Djemaoui. Oui, il s'agit bien de Sadek Djemaoui. Né en 1947 à Boumerdes, musicien et chanteur autodidacte, il a vécu à Ain Taya et a commencé sa carrière artistique, en 1992, dans les rangs des scouts. Il créa ensuite, en 1975, le groupe «El Bahara », avec lequel il connaît le succès auprès du grand public grâce à sa chanson « Djibouha Ya Laouled », dédiée à l'équipe nationale de football lors de sa première qualification à la Coupe du monde en 1982 qui s'est jouée en Espagne. Une chanson qui a fait vibrer les stades d'Algérie reprise en ch'ur par des dizaines de milliers de supporters à chaque prestation de notre équipe nationale.
Ces dernières années, en plus de son implication dans le travail artistique, auteur-compositeur, interprète et fondateur du groupe El Bahara, Sadek Djemaoui s'est découvert une autre passion : l'écriture. En fait, la plus forte passion de Sadek Djemaoui, c'est l'Algérie. Il s'est mis à écrire un livre et ça a donné un essai de sociologie politique, « Le Mépris et les dérives de l'Occident », qui se veut une radioscopie sociétale universelle. Cet essai se veut «un cri du coeur contre ces donneurs de leçons autoproclamés, chantres de la démocratie et gardiens de la défense universelle des valeurs des droits de l'homme, mais qui ont une conception sélective de la pratique démocratique», a déclaré Sadek Djemaoui à la presse nationale. Le livre, tel que décrit par Mohamed Cherif Ghebalou, est « structuré en vingt parties où le titre de chacune d'elles traduit toute une démarche d'un auteur qui appréhende la réalité humaine selon une approche critique objective ». Il explique que « Sadek Djemaoui ne fait que constater cette donnée planétaire marquée par une vaine pseudo-suprématie de l'appareil répressif de l'Etat impérialiste».
Sadek Djemaoui montre qu'il est solidaire avec les peuples qui souffrent et indifférent, sinon hostile, aux donneurs de leçons autoproclamés, qui pratiquent le « double standard » et n'hésitent pas à soutenir les criminel qui dépasser toutes les limites dans leurs violations du droit international, quand ils sont en position d'extrême faiblesse, comme c'est le cas de l'entité sioniste actuellement, depuis l'opération Déluge d'Al Aqsa du 7 octobre 2023.
« L'heure est grave, écrit Sadek Djemaoui, et on n'a pas de temps à perdre afin de percer ce mystère où ces créatures sous forme humaine refusent de cohabiter avec nous, sauf dans le cas de vivre au-dessus de nous. Cette situation nous interpelle pour nous remettre en cause et poser les vraies questions comment peut-on dormir sur nos deux oreilles, alors que la rancoeur et l'intolérance continuent à occuper le terrain ? Il répond immédiatement : « Maintenant, c'est à nous seuls que revient le droit de faire bouger notre majorité universelle pour cire stop au mépris et à la haine ».
L'interprète de la chanson culte sur l'équipe nationale de football du mondial de Gijon Djibouha ya laouled, le chanteur du célèbre groupe « El Bahara », Sadek Djemaâoui, trouve que « nous sommes trop passifs et laxistes, frôlant même un cautionnement indirecte de notre part ». Dans son livre, comme dans ses chansons, Sadek Djemaâoui est égal à lui-même ; son message reste pédagogique. Sa chanson « Choukran ya oustadi » (merci mon professeur) dans laquelle il rend hommage aux instituteurs, mais aussi d'autres chansons comme « El Djazair wahda mouwahada et El Djazair Oumetna », sont très connues et appréciées. La preuve, quand il interprète ses chansons dans des galas et concerts, elles sont reprises en ch'ur par le public. L'an dernier, à l'occasion de la commémoration de l'anniversaire de l'indépendance et de la fête de la jeunesse, Sadek Djemaoui avait offert au public, sa toute nouvelle chanson, intitulée, Khawa, Khawa (nous sommes frères). Il a chanté presque tous les sujets, avec une préférence pour la thématique de l'éducation qui domine son répertoire artistique. C'est pour cela qu'il bénéficie du respect, la considération et l'estime des Algériens qui le lui manifestent quand ils le croisent. Espérons que le livre de Sadek Djemaoui « Le mépris et les dérives de l'Occident », qui a été édité avec le soutien du ministère de la Culture et des Arts, aux éditions El Inma (Alger, 2025), soit le premier d'une série prolifique comme l'est sa carrière dans la chanson. Lakhdar A.
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