
Pour le moins, le rassemblement de la grande famille libyenne traduit explicitement la parfaite symbiose tendue vers la « construction de la paix » à pas mesurés. Une si belle promesse de paix à portée désormais du dialogue devenue, dans le fracas d'un pays en ruines, une réalité tangible. Le partenariat politique valide une convergence, portée par les aspirations du peuple libyen à un avenir stable, démocratique et prospère, entre cette Algérie riche de son statut d'« exportatrice de paix » et l'Onu, tenue par sa vocation essentielle. A force de « patience et d'engagement », dira le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, les attentes légitimes ont trouvé leur juste consécration dans le choix du dialogue comme instrument viable de règlement des conflits. L'Algérie, « toujours debout aux côtés de la Libye », s'inscrit dans cette démarche qui tire ses fondements des expériences réussies en Erythrée, en Ethiopie et récemment au Mali. Elle se consacre, à juste titre, à l'élaboration de la feuille de route libyenne proclamant l'attachement aux idéaux d'unité validée nécessairement par l'institutionnalisation d'un gouvernement d'union nationale et le combat contre le terrorisme. Ce pas qui « ne sera pas le dernier », selon l'envoyé spécial de l'ONU, Bernardino Leone, inaugure un long processus à forte influence dans la construction de la paix. Le « signal » adressé à la communauté internationale s'appuie sur les « capacités de leadership » relevées par Bernardino. La présence qualitative des « leaders d'opinion » qui comptent en Libye révèle leur poids avéré dans la prise de décision. Dans le débat mené à huis clos, l'unanimité s'est dégagée sur la prévalence de la « solution politique » qui se refuse et combat les options aventurières de l'interventionniste à coût fort élevé en vies humaines et en destructions. Les chances de succès ' « On en reparlera d'Alger », conclut solennellement l'envoyé onusien. « C'est aux Libyens de décider de leur propre destin », a précisé Messahel. De retour en Libye, toutes les forces politiques influentes, riches des propositions « constructives et positives » contenues dans la déclaration d'Alger, ont la responsabilité politique et morale de défendre les acquis du dialogue pour l'avènement d'un système démocratique et la préservation de l'unité, de l'intégrité territoriale, de la souveraineté et de l'indépendance de la Libye.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Larbi Chaabouni
Source : www.horizons-dz.com