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La neutralité des institutions et des médias mise à rude épreuve CE SERA UN CASSE-TÊTE LORS DES PROCHAINES LEGISLATIVES



La neutralité des institutions et des médias mise à rude épreuve CE SERA UN CASSE-TÊTE LORS DES PROCHAINES LEGISLATIVES
Parmi les décisions prises en faveur de l'équité du scrutin législatif, figure la neutralité des institutions.
Alors que la fièvre du scrutin législatif du printemps prochain dilate déjà le mercure, l'utilisation des institutions de l'Etat pendant la campagne électorale risque de porter atteinte à la crédibilité des élections. Les exemples ne manquent pour illustrer cette pratique. En 1997, un supporter, enseignant en activité, du parti Wafa avait suspendu dans sa classe de cours à Alger le portait de Ahmed Taleb Ibrahimi, président de ce parti. Cette pratique d'alors renseigne sur l'utilisation de l'école censée être neutre dans pareilles circonstances.
L'élection prochaine épargnera-t-elle le secteur de l'éducation sachant que le corps enseignant s'est toujours impliqué dans les votes successifs organisés en Algérie. Des mesures doivent être prises d'ores et déjà afin de dissuader ceux qui seraient tentés de mettre à profit leurs statuts pour influencer les enfants et les parents d'élèves sous aucun prétexte. Dans ce sens, le chef de l'Etat, dans son dernier message en rapport avec l'échéance électorale du mois de mai 2012, a interdit le déplacement des ministres en exercice dans les conscriptions où ils sont candidats. Par le passé, les débats à l'APN sur la loi électorale récemment adoptée, étaient houleux. Certains groupes parlementaires notamment ceux qui n'ont pas de ministres dans le gouvernement actuel, ont carrément demandé la démission des ministres se portant candidats au Parlement. Le premier magistrat du pays a fini donc par mettre un ecueil devant les membres de son gouvernement pour ne pas user et abuser des moyens de l'Etat. Quant au respect de cette instruction, ça sera une autre histoire.
D'ailleurs, même le portrait du chef de l'Etat doit être interdit d'utilisation par les partis dans cette joute électorale. Par le passé, on a vu plusieurs partis arborer le portrait du premier magistrat du pays durant la campagne électorale, trompant des électeurs les plus crédules faisant croire que le Président était pour quelque chose pour ces partis. L'usage également des mosquées par le passé a laissé une plaie béante dans l'histoire du pays au vu de la période sanglante vécue par l'Algérie durant la décade du terrorisme. Pour éviter le remake du scénario des islamistes dans la campagne électorale, le ministre des Affaires religieuses, Ghlamallah, a annoncé que son secteur avait pris la décision d'interdire les prêches dans les lieux de culte à l'occasion du vote prochain. Le responsable n'exclut pas toutefois une orientation devant être donnée aux prêcheurs, allant dans le sens de sensibiliser le corps électoral à se rendre massivement aux bureaux de vote mais, sans dire pour qui voter. Ce procédé vise en outre à mobiliser les citoyens à désigner leurs représentants au Parlement en faisant abstraction de la couleur des candidats. En dépit de cette batterie de mesures qui semble être intéressante, les désignés veilleront à suivre et appliquer les mesures arrêtées pour garantir les mêmes chances à l'ensemble des candidatures à la chambre basse du Parlement. Néanmoins, l'accès aux médias lourds publics, radio et télévision, demeure l'épine dorsale de cette échéance électorale dont le résultat est considéré crucial par les observateurs. Dans ce sillage, outre les partis qui ont décidé de participer à ladite course électorale, le temps d'antenne à la radio doit être égal pour tous les partis. Sur ce point, les partis qui ont appelé à l'abstention auront-ils le même accès aux médias publics comme tous les autres partis décidés à concourir pour des sièges à l'APN' La mise sur pied d'une structure neutre pouvant garantir de s'adresser directement au peuple est plus que primordiale pour dédouaner de tout soupçon les législatives prochaines.
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