Qui mieux qu'un acteur et témoin peut parler et témoigner de ce qu'il a vu ou vécu ' Le livre La Moudjahida Annie Fiorio-Steiner, une vie pour l'Algérie, de Hafida Ameyar est fait, essentiellement, sous forme d'interviews, classées dans différents chapitres.«L'idée d'écrire ce livre s'est imposée en mars 2011.
Lors du colloque sur le rôle des avocats pendant la guerre de Libération nationale qui a été organisé par les Amis de Abdelhamid Benzine, en hommage à ce dernier, Belkacem Mostefaoui, membre de l'association, a insisté à l'ouverture des travaux sur les trois «idéaux» portés par l'ancien militant, journaliste, écrivain Abdelhamid Benzine, à savoir : humanisme, liberté et algérianité. Ces déclarations et les débats auxquels j'ai pu assister pendant les deux jours de la rencontre m'ont confortée notamment sur l'acte d'écrire sur notre guerre d'Indépendance», écrit Hafida Ameyar dans l'introduction de l'ouvrage. Parmi les participants au colloque, il y avait Annie Fiorio-Steiner qui, pour plusieurs raisons, est apparue à l'auteur comme «la personne indiquée pour répondre aux trois idéaux si chers à Abdelhamid Benzine». «C'est de l'histoire d'Annie Fiorio- Steiner qu'il s'agit dans ce livre (...). L'ouvrage a été conçu et réalisé sur la base d'entretiens hebdomadaires qui se sont étalés sur plusieurs mois. De longues rencontres ont réuni la journaliste Hafida Ameyar et la moudjahida pour pousser cette dernière à évoquer une vie faite d'engagements, de luttes dures et douloureuses, de don de soi, voire de lourds sacrifices», écrit, de son côté, Ahmed Ancer dans l'avant-propos. Annie-Virginie-Blanche Fiorio est née le 7 février 1928 à Marengo (Hadjout) aujourd'hui dans la wilaya de Tipasa. En 1951, elle épouse le Suisse Rudolf Steiner et aura avec lui deux filles, Edith, née en 1953 à Paris, et Ida, née en 1955 à Alger. Le père d'Annie est né en 1900 à Tipasa. Marcel-Paul Fiorio appartient à une famille originaire de Florence, en Italie. Sa mère, Marie-Madeleine Truel, née en 1894 à Saint-Geniet d'Olt, est originaire de l'Aveyron, en France. «Mes parents, au demeurant simples, étaient dignes et ne fréquentaient pas la haute société. Ils étaient sensibles aux souffrances humaines», avait révélé Annie Fiorio-Steiner, il y a quelques années, à un quotidien algérien. «Le 1er Novembre 1954 a été comme un coup de tonnerre dans le ciel de l'Algérie (...) Ce jour-là, j'étais à la maison. Il y avait mon mari, deux amis et moi. Spontanément, j'ai applaudi. Mon mari et Roland Simounet, un architecte originaire de Aïn- Benian, ont souri. Mais l'autre invité a mal réagi et m'a dit : «Tu applaudis à des assassins '» Je lui ai répondu : «Oui», je ne l'ai plus revu, mais nous sommes restés en bons termes avec Roland», se souvient la moudjahida. Le premier novembre 1954, Annie Fiorio-Steiner a 26 ans. Elle ne militait dans aucun parti politique, ni association, mais veut s'engager tout de suite au FLN. L'agent de liaison du FLN sera arrêtée en octobre 1956. «La militante algérienne nous fait découvrir une vie de femme inséparable des luttes de son peuple. L'ancien agent de liaison du FLN nous entraîne dans chacune des six prisons où elle a séjourné avec les autres militantes», fait remarquer Hafida Ameyar, journaliste au quotidien Liberté et auteur du livre Sahara Occidental, que veut l'ONU ', publié en 2001 par Casbah éditions. Le livre La Moudjahida Annie Fiorio- Steiner, une vie pour l'Algérie est édité par l'association les Amis de Abdelhamid Benzine. Annie Fiorio-Steiner animera demain, jeudi, une séance de vente-dédicace de l'ouvrage qui lui est consacrée au Salon international du livre d'Alger.
Kader B.
La Moudjahida Annie Fiorio-Steiner, une vie pour l'Algérie,de Hafida Ameyar. Edition Association les Amis de Abdelhamid Benzine -186 pages, année 2011.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Soir d'Algérie
Source : www.lesoirdalgerie.com