
La médecine, l'enseignement et la langue arabe demeurent les spécialités les plus prisées par les nouveaux bacheliers, "cuvée" 2016.Lors d'une conférence de presse animée hier à l'Ecole supérieure d'informatique, à Oued Smar (Alger), le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, a indiqué que ces spécialités ont été les plus demandées par les nouveaux bacheliers qui ont eu à prendre connaissance, depuis hier, des résultats de leur affectation, une opération qui s'étalera jusqu'à demain, tout comme les recours. "Les plus demandées ont été la médecine et les écoles supérieures d'enseignants, tout comme la langue arabe", a expliqué le ministre, visiblement satisfait du déroulement de l'opération d'orientation après la tenue chaotique de l'examen lors de la première session. On ignore les raisons de ce tropisme chez les bacheliers. Mais il tient confusément d'une espèce de tradition chez nombre de familles algériennes conjuguée au prestige et aux perspectives d'emploi et de promotion sociale qu'offrent ces spécialités. Pourtant il faut disposer d'une bonne moyenne pour accéder, à titre d'exemple, à la médecine dans ses diverses spécialités. Plus de 15,55 de moyenne est exigée pour la médecine, un minimum de 14,98 pour aspirer aux études de pharmacie et 15,21 pour devenir dentiste. Plus de 55,36% des bacheliers ont été orientés vers leur premier choix ; 69,59% vers leur deuxième choix ; 77,86% vers leur troisième choix ; 83,93 vers leur quatrième choix ; 89,01% pour leur cinquième choix et enfin 97,14% vers leur sixième et dernier choix. Seuls 2,86% n'ont pas vu leur choix exaucé parmi les six et se sont vu proposer des orientations conformes aux résultats obtenus. Selon le ministre, 1,86% des bacheliers, soit un peu plus de 6 000 sur un total de 330 132 jeunes qui ont obtenu le fameux sésame, n'ont pas formulé de fiches de v?ux. "Soit ils ont obtenu le bac et ont opté pour une formation en dehors de l'enseignement supérieur, comme l'armée, soit ils l'ont déjà obtenu et l'ont refait dans l'espoir d'obtenir de meilleurs résultats", a expliqué le ministre.Outre le v?u, l'orientation des nouveaux bacheliers tient compte de la série du bac obtenu, les capacités d'accueil des établissements universitaires et de la sphère géographique. Entamée hier, la période des recours qui s'effectueront via Internet s'étalera jusqu'à demain mardi, tout comme celle des tests qui concernent certaines spécialités, tandis que les inscriptions définitives sont fixées du 4 au 9 août. "Ne peuvent recourir que ceux à qui on n'a pas répondu dans les six choix", a précisé le ministre. Histoire de renforcer ces résultats, des mesures ont été prises par le ministère à travers l'ouverture de nouveaux domaines de formation, comme par exemple "l'architecture, l'urbanisme et les métiers de la ville", la formation en tamazight à l'Ecole supérieure de Bouzaréah, ou encore la promotion de dix écoles préparatoires en écoles supérieures et l'élargissement du réseau des instituts technologiques d'application. S'il refuse le vocable de "faible" pour qualifier le niveau des études dispensées, un reproche assez partagé au sein de plusieurs segments de la société, Tahar Hadjar, qui admet quelques carences, assure, toutefois, qu'une réflexion est engagée pour revoir les programmes et les adapter aux besoins du marché du travail. Il y a, également, l'introduction de cycles de formation au profit des enseignants, a-t-il ajouté. Concernant le choix de la langue, l'arabe ou le français, il estime que cela "ne pose pas de problème". "C'est l'approche avec laquelle la langue est enseignée et les matières qui posent problème. On a une philosophie avec laquelle on l'enseigne qu'il convient de revoir à travers des méthodes pédagogiques", a-t-il préconisé. Il faut noter que sur les 330 132 bacheliers, 200 805 ont réussi à l'examen avec mention passable et 91 411 avec mention assez bien. Par ailleurs, plus de 1 623 000 étudiants sont attendus pour la prochaine rentrée scolaire, soit une augmentation de 12% par rapport à l'année passée. Face à ce flux, le secteur s'attend à réceptionner 99 000 nouvelles places pédagogiques et 55 000 nouveaux lits, a assuré le ministre.K. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim Kebir
Source : www.liberte-algerie.com