Le tarif entreprise appliqué à des correspondants particuliers
Plusieurs bureaux locaux de la presse nationale, hébergés à la Maison de la presse de Sidi Bel-Abbès, n’ont pu renouveler leur abonnement à Internet à cause des nouveaux tarifs qui leur ont été imposés ces deux derniers mois par l’agence Actel.
 La raison invoquée par les responsables: des instructions données par la direction générale d’Algérie Télécom de reconsidérer les contrats initiaux passés avec les abonnés à titre de particuliers et facturer dorénavant ces derniers au tarif professionnel... En d’autres termes, le bureau d’un correspondant particulier qui dispose d’une ligne d’accès à Internet, avec un simple modem et un unique poste d’ordinateur, est classé au même titre que n’importe quelle entreprise qui dispose, elle, d’un réseau multipostes et d’un modem routeur ou SHDSL plus puissant. Résultat, au lieu de payer, comme par le passé, son abonnement Easy ou Fawri 128 kbps illimité à 590/TTC par mois, le pauvre correspondant local devra désormais exiger de son journal de débourser presque 10 fois plus pour la même offre, soit... 5.660 dinars par mois. Ce qui relève presque de l’impossible sachant qu’aucun titre de presse n’acceptera de verser un tel montant pour chacun de ses 48 bureaux de wilaya du territoire national, considérés à tort par Algérie Télécom comme des SARL à part entière. Ainsi, en ajoutant le siège social, avec un simple calcul, la facture Internet s’élèvera à pas moins de 28 millions de centimes par mois pour chaque journal... Et si d’aventure, un journal s’avise d’ouvrir des bureaux dans les nouvelles wilayas déléguées, la facture sera beaucoup plus salée. Déjà que certains éditeurs font face à un chantage en règle en ce qui concerne les recettes publicitaires publiques... Outre les bureaux de presse dont l’abonnement n’a pu être renouvelé unilatéralement par Algérie Télécom, malgré un contrat en bonne et due forme signé avant la mesure en cours, le même problème vient de se poser cette fois-ci avec les correspondants d’autres journaux installés à la Maison de la presse qui ont émis, eux aussi, le vœu de souscrire un abonnement particulier à Internet Easy ou Fawri. Une fin de non recevoir leur a été signifiée par l’agence Actel de Sidi Bel-Abbès, laquelle a encore une fois mis en avant les instructions reçues de sa tutelle pour leur appliquer le tarif professionnel, d’autant plus, leur a-t-on fait remarquer, que la ligne téléphonique est au nom des organes de presse employeurs. «C’est vraiment insensé de vouloir coûte que coûte faire admettre à un correspondant particulier qu’il représente à lui seul un statut de SARL...», fera observer, complètement dépité, un confrère qui suggèrera que pour mettre fin à une telle aberration, «il s’agira pour la DG d’AT de songer à réviser d’ores et déjà la formule d’abonnement actuelle qui tend à pénaliser surtout les correspondants particuliers des différents organes de la presse écrite nationale qui éprouvent toutes les peines du monde à faire normalement leur travail».
A. Abbad
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com