
La gestion des plages, cette année, ne sera plus concédée aux jeunes privés, mais aux EPICde la wilaya.La saison estivale de cette année promet beaucoup de conflits. Cela commence déjà par les déclarations contradictoires des hauts responsables de l'Etat. Dans le volet de l'exploitation des plages, la ministre du Tourisme et de l'Artisanat, Nouria Yamina Zerhouni, avait annoncé que les deux tiers des plages algériennes seront concédées au privé, dans le but d'encourager l'investissement dans son secteur.Quelques jours plus tard, cette déclaration est contredite par Haider Khaldi, directeur central au ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales, qui déclare que les plages cette année seront totalement gratuites et que les irrégularités constatées ne seront plus tolérées, y compris en ce qui concerne les parkings.La surexploitation des plages par les privés, qui pompent l'argent du citoyen, est inacceptable pour ce haut responsable de l'Etat. Lors de sa dernière visite d'inspection, le wali d'Alger, Abdelkader Zoukh, a déclaré de son côté que les plages les plus importantes de la capitale en termes de nombre d'estivants seront gérées par les différents EPIC de la wilaya. D'après Madjid Lamdani, président de la commission du tourisme à l'APW, cette décision vient en réponse aux recommandations de cette commission émises lors de la session de cette assemblée tenue au mois de décembre dernier.«Dans la capitale, il n'existe pas de concession, mais plutôt du squat, déclare-t-il. C'est la raison pour laquelle nous avons demandé de libérer ces plages aux estivants conformément aux différents textes de loi en vigueur.» Pour cet élu, le fait de confier la gestion des plages aux EPIC de la wilaya est un geste qui apaisera grandement les esprits des baigneurs durant cette saison de vacances. Cela contribuera également et obligera les autorités, d'une manière ou d'une autre, à assurer la disponibilité des différents équipements et commodités sur les plages, entre autres les douches et les sanitaires.Cette commission prévoit une tournée des plages afin de voir ce qui a été fait réellement sur le terrain et comptabiliser les différentes carences. «Impossible de la faire aujourd'hui vu que les autorités sont dans la phase de mise en place des organes de gestion, ce n'est qu'au début de la saison que les manques seront visibles», poursuit-il. De son côté, l'Office des parcs de sports et loisirs d'Alger (OPLA), à sa tête M. Kirat, déclare qu'il assurera la gestion de quelque 16 grandes plages de la côte algéroise. Une opération d'acquisition de matériel est en cours.«La gestion de ces plages ne relève pas seulement du ressort de notre établissement mais des différents EPIC de la wilaya, entre autres, l'Egctu, l'ERMA, Hurbal et bien d'autres. Chose garantie, les plages de la capitale seront cette année gratuites et l'estivant n'aura pas à dépenser des sommes faramineuses pour passer quelques heures au bord de la mer.Des projecteurs ont aussi été installés afin d'assurer aux amateurs de la baignade nocturne plus de sécurité et une meilleure visibilité», conclut M. Kirat. La wilaya s'engage enfin à appliquer la loi. Les baigneurs dépenseront moins au grand dam des jeunes exploitants des plages qui vont sûrement chômer cette été.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Asma Bersali
Source : www.elwatan.com