
Le 21ème Salon international du livre d'Alger (SILA 2016) vient de fermer ses portes mais une porte plus grande devrait s'ouvrir bientôt à la littérature en la menant vers l'école. L'école, cette grande institution où tous nos enfants vont chaque année pour être formés à devenir les hommes de demain, les citoyens du monde ; ce monde où chacun d'eux devrait connaitre son histoire, ses origines, son passé pour mieux vivre son présent et construire un avenir radieux en s'ouvrant à l'autre. Connaitre sa littérature et ses écrivains est aussi nécessaire. Certes, la littérature universelle est importante à faire connaitre, mais étudier ses auteurs nationaux, anciens et contemporains devient aujourd'hui une nécessité absolue. Faire entrer leur nom et leurs écrits à l'école algérienne devient primordial. Enseigner nos textes, inculquer nos valeurs, véhiculer nos connaissances, préserver notre patrimoine, défendre notre identité... devient capital à l'orée de cette mondialisation qui, malgré ses nombreux avantages, présente un danger pour ceux qui ne savent pas comment y défendre leurs intérêts. Et notre littérature est notre intérêt. Après le pas lancé l'an dernier lors du SILA en faisant venir les élèves au Salon, cette année, l'élan a été plus fort et l'ambition plus porteuse ; il est question pour Mme Benghebrit d'ouvrir grand la porte de l'école à la littérature algérienne. En effet, après la rencontre du 2 novembre où il était question d'échanger sur les différentes expériences vécues par d'autres pays, la ministre de l'Education nationale, forte d'une expérience de pédagogue doublée d'enseignante, consciente de l'urgence de la question a provoqué une première rencontre professionnelle en ce dernier jour du Salon avec quelques auteurs algériens pour leur communiquer ce besoin crucial de « fédérer les efforts » pour relever le niveau du livre scolaire et y intégrer des textes d'écrivains algériens afin de les faire connaitre à nos enfants. Une petite rencontre préliminaire, dira-telle, pour ouvrir la voie à d'autres rencontres professionnelles où il sera question de, non seulement faire rentrer des textes dans les manuels, mais aussi et surtout, faire rentrer l'auteur à l'école et le faire partager son amour du livre, de la lecture et de l'écriture aux écoliers. Un projet louable et ambitieux qui demande l'effort de tous car l'école est l'affaire de tous.Samira Bendris
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samira BENDRIS
Source : www.liberte-algerie.com