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La Libération de six présumés meurtriers du jeune Malek a mis le feu aux poudres Emeutes et routes fermées à Chéraga



La Libération de six présumés meurtriers du jeune Malek a mis le feu aux poudres Emeutes et routes fermées à Chéraga
Tous les accès ont été fermés, hier, pour accéder au quartier de Chéraga, à l'ouest d'Alger. Et pour cause, de violents affrontements ont opposé, depuis la matinée, les forces antiémeutes et les jeunes du quartier Sidi Hassen, suite à la libération de six jeunes, parmi les dix arrêtés, dans l'affaire de l'assassinat du jeune Malek. La genèse de ce soulèvement 'inattendu' de ces jeunes, remonte, eu fait, à l'assassinat de cet homme par des jeunes résidents au centre-ville de Chéraga. Selon des témoignages recueillis sur place, 'c'était suite à une rixe qui a eu lieu devant chez lui que Malek a été tué par un groupe de jeunes du quartier de Chéraga', a raconté Djamel, résident du même quartier. À préciser, toutefois, que le quartier Sidi Hassen, relevant de la circonscription de Chéraga, 'n'a jamais connu de tels événements'. Un important dispositif antiémeutes a été déployé sur tous les accès menant à Chéraga. Les forces de sécurité ont usé de bombes lacrymogènes et de jets d'eau pour disperser les émeutiers. De leur côté, les jeunes émeutiers ont barré toutes les routes à l'aide de troncs d'arbres et de pierres. De violents affrontements ont émaillé la contestation de cette décision de justice. Plusieurs blessés, dans les deux camps, ont été enregistrés. Selon les jeunes émeutiers, 'plusieurs d'entre eux ont été arrêtés lors des affrontements'. Selon d'autres jeunes du quartier Sidi Hassen, après 'la bagarre' qui a opposé Malek et les jeunes de Chéraga, 'le frère de l'un de ces jeunes s'est rendu dans notre quartier pour nous assurer que l'affaire est close', et d'ajouter que, 'quelque temps après, un groupe de dix jeunes, tous armés de coutelas et autres armes blanches, se présentent chez nous pour la macabre suite que tout le monde connaît'. Les faits se sont produits, pour rappel, vendredi passé. Quelques jours après, la police a arrêté dix jeunes qu'elle a présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Chéraga, lequel procureur a décidé de libérer 'six d'entre eux', précise-t-on. C'est cette décision du procureur que les jeunes du quartier Sidi Hassen contestent. 'Cette décision est un déni de justice', dénonce un jeune émeutier, avant qu'un autre assène, à son tour, 'est-il logique que ces assassins soient libérés avant même que la vérité ne soit connue ''. À 16h, les affrontements n'avaient pas encore cessé entre les jeunes et les forces antiémeutes.
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