
C'est tard dans la soirée de lundi dernier que le tribunal criminel près la cour d'Alger a rendu son verdict dans l'affaire de l'assassinat de l'ex-directeur général de la Sûreté nationale. Ainsi, le juge Belkharchi a prononcé la peine capitale cinq heures après la même demande requise par le procureur général.Abder Bettache Alger – (Le Soir) - Le verdict prononcé par le tribunal criminel près la cour d'Alger est intervenu à 20h 35 mn, soit après trois heures de délibérations. En effet, le tribunal criminel a prononcé la condamnation à mort à l'encontre de Chouaà'b Oultache après avoir établi sa culpabilité pour «homicide volontaire avec préméditation contre Ali Tounsi, ex-directeur général de la Sûreté nationale, tentative d'homicide volontaire contre deux cadres de la direction et port d'arme sans autorisation».La même instance judiciaire a statué sur l'action civile. Dans son verdict, le tribunal criminel a prononcé un jugement accordant aux ayants droit (famille de Ali Tounsi) et à l'ancien chef de Sûreté de la wilaya d'Alger, un montant de 24 millions de dinars à titre de dommages et intérêts.Autrement dit, en vertu de ce jugement, un montant de 23 millions de dinars a été accordé à la famille de la victime Ali Tounsi et un (01) million de dinars à Abdelmoumène Abd Rabou, ancien chef de Sûreté de la wilaya d'Alger. Il est à noter que le tribunal criminel a statué sur l'action civile dans cette affaire après avoir prononcé la peine capitale à l'encontre de Chouaà'b Oultache pour homicide volontaire avec préméditation contre Ali Tounsi, ex-DGSN, tentative d'homicide volontaire contre deux cadres de la direction et port d'arme sans autorisation.Il est à noter également que la défense du mis en cause assurée par les avocats Tayeb Belarif et Amine Sidhoum a soulevé, lors de la plaidoirie, les «irrégularités qui ont caractérisé l'instruction de cette affaire».Le premier à intervenir, soit Me Sidhoum, a soulevé des «anomalies liées au constat du décès et la scène de crime qui a été piétinée ». Il a parlé aussi du corps «qui a été transféré vers la clinique des Glycines, puis au laboratoire de la police avant d'atterrir au CHU Mustapha-Pacha pour l'autopsie ».Au passage, il a critiqué le rapport d'autopsie. «La réglementation exige trois médecins alors qu'il y en avait deux seulement», a-t-il déclaré. Pour sa part, l'avocat et pénaliste Me Belarif Tayeb a déclaré à l'adresse du tribunal criminel que «depuis le début, on entend des menaces à l'encontre d'Oultache. On entend le tribunal dire qu'il a reconnu ce qu'il a fait», a-t-il lancé. Lors de son intervention, il a affirmé que la «modernisation de la DGSN avait commencé à déranger certaines personnes au sein même de l'institution». «L'accusation n'a pas du tout abordé les preuves matérielles qui sont en sa possession», a-t-il dit.Cela dit, on apprend de source proche de la défense que cette dernière va se pourvoir en cassation auprès de la Cour suprême pour revisiter le dossier.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.lesoirdalgerie.com