Les trois responsables de la JSK
La réunion qui devait se tenir hier, regroupant au siège de la JSK le trio présidentiel et le conseil de surveillance portait beaucoup d'espoir de voir les problèmes du club kabyle trouver une issue.
Elle a été annulée sans que l'on donne d'explications au sujet de l'ordre du jour «explosif» qui l'avait motivée. Le paiement des salaires des joueurs et du staff technique ainsi que les recrutements du mercato d'hiver allaient être abordés avec assurance. Celle-ci émanait du trio présidentiel, dont Lakhdar Madjène qui affirmait la veille que des solutions ont été trouvées pour les problèmes financiers.
Il faut dire que le conseil de surveillance est passé à la vitesse supérieure avec le trio qu'il presse depuis plusieurs semaines d'apporter l'argent nécessaire au fonctionnement du club ou carrément de partir. Cette semaine, le trio a été sérieusement mis en demeure, faute de quoi des mesures allaient être prises à son encontre. Les membres du conseil de surveillance ont donc finalement convoqué les présidents Madjène, Zouaoui et
Aït Djoudi pour une réunion d'explication prévue hier.
Au sujet des financements, il convient de mentionner que les trois coprésidents avaient, à leur installation, promis d'apporter les 17 milliards de centimes nécessaires pour éponger les dettes du club. Plus de deux mois plus tard, le conseil de surveillance attend toujours cette bouffée d'oxygène. C'est donc ce point précis qui devrait décider de leur avenir à la tête de la JSK.
Un avenir que les supporters espèrent meilleurs que le passé récent.
Notons que ces derniers jours ont été marqués par des informations vite démenties par le président Lakhdar Madjène au sujet de prétendus pourparlers avec la direction de Cosider pour un éventuel sponsoring. D'autres sources évoquaient des discussions avec Condor, ce que les deux présidents ont vite démenti. Ces derniers assuraient que les dettes accumulées envers la CTR étaient de 3,4 milliards de centimes. Une somme qu'ils régleront avant de passer aux problèmes des joueurs.
Pour rappel, la JSK vit actuellement des moments très difficiles. Le bout du tunnel n'est visiblement pas près d'être atteint.
Après deux mois de compétition, les Canaris n'arrivent toujours pas à décrocher une victoire, se contentant de matchs nuls à Tizi Ouzou.
Il faut dire que les problèmes financiers vécus depuis plusieurs années, ont fini par avoir raison de la ténacité des joueurs. Ces derniers ont fini par baisser les bras. D'ailleurs, la semaine dernière, ces derniers ont failli faire (la) grève après avoir réclamé leurs salaires.
Enfin, notons que d'autres investisseurs attendent que leur soient ouvertes les portes pour venir apporter leur argent et leur savoir-faire en matière de gestion du sport.
Cherif Mellal, un jeune investisseur algérien vivant en France, avait, depuis plusieurs mois, manifesté son désir d'investir dans le club. Jusqu'à hier, ce dernier, qui rappelait à chaque fois que sa proposition tient toujours, refuse cependant de passer par le comité de surveillance mais réclame simplement l'ouverture du capital de la manière la plus simple.
Cavallo, l'Italien, lui également, a rappelé, lors de sa conférence de presse tenue à Alger, que sa proposition tient toujours même sans Sadmi à la tête de la JSK.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com