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La Havane n'a rien cédé aux USA



La Havane n'a rien cédé aux USA
La «dynamique» Cuba fait frémir la scène à défaut de faire bouger les lignes.Le président Cubain était hier à Moscou après un petit séjour à Alger où les deux pays ont fait l'inventaire de leur relations et les points sur lesquels ils continuent de converger, même après le réchauffement des relations américano-cubaines. En effet, dans un communiqué commun diffusé mardi dernier en début de soirée, Alger et La Havane ont marqué leur soutien à la question sahraouie, réitéré leur position sur le droit des nations à développer l'énergie nucléaire à des fins pacifiques et condamné à l'unisson le terrorisme dans le monde.Cela sans oublier la réaffirmation d'Alger quant au caractère illégal et injuste de l'embargo dans lequel a été confinée Cuba durant plusieurs décennies. Cela étant, l'Algérie a souligné dans le même communiqué, sa satisfaction par rapport au dialogue politique entre les Etats-Unis et Cuba. De son côté, Cuba a salué le rôle positif que joue l'Algérie sur la scène africaine. Cela étant dit, les deux chefs d'Etat qui ont eu des entretiens qualifiés de fructueux, ont aussi largement abordé les questions d'intérêt commun et les domaines où la coopération algéro-cubaine pourrait être profitable aux deux pays.La visite du président Raul Castro apporte donc une confirmation des positions de ce pays sur nombre de sujets internationaux, notamment le «harcèlement» américain dont est victime le Venezuela, grand pays d'Amérique du Sud qui n'a eu de cesse depuis l'accession de feu Hugo Chavez au pouvoir de soutenir Cuba dans sa lutte contre l'hégémonie US.Sur ce sujet précisément, le communiqué commun, qui sanctionne la mission algérienne de Raul Castro, a été d'une clarté sans nuances. «Les deux parties ont réaffirmé leur ferme solidarité avec la République bolivarienne du Venezuela et avec le peuple vénézuélien qui lutte pour poursuivre son propre chemin et pour continuer à porter l'héritage du Commandant et président Hugo Chavez et qui fait face à des tentatives de déstabilisation auxquelles il faut mettre un terme et à des sanctions unilatérales qui doivent être levées», lit-on dans le même communiqué. Ainsi, le rapprochement américano-cubain ne résulte pas d'un quelconque glissement des positions de La Havane sur l'essentiel des questions de l'heure.D'ailleurs, et le communiqué y fait état, le retour de ce «grand petit» du non-alignement, redonne l'espoir de voir le principe revenir au- devant de la scène internationale. L'Algérie et Cuba ont «également abordé les prochaines échéances dans le cadre du Mouvement (des non-alignés) qui auront lieu cette année, en particulier la Conférence ministérielle de Téhéran et le Sommet prévu au Vénézuéla», rapporte le communiqué.Après une visite plutôt réussie en Algérie, le président Cubain se trouvait hier à Moscou. Un autre allié de taille pour Alger, comme pour La Havane.L'on est loin d'évoquer un axe sérieux et solide pour faire face à l'hégémonie occidentale, mais il faut bien reconnaître que la «dynamique» Cuba fait frémir la scène, à défaut de faire bouger les lignes.


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