Le ministre de la Communication n'a pas manqué, dans la foulée de son allocution à l'ouverture de la cérémonie de remise du Prix du président de la République du journaliste professionnel, d'évoquer l'organisation du Sommet arabe d'Alger. Il faut savoir que l'information représente un pan très important des activités entourant le Sommet. Le défi est certes de l'organiser, d'en sortir avec des résolutions qui cimentent l'unité de la nation arabe, mais ce qui donnera un surplus de valeur aux décisions politiques des participants à la rencontre d'Alger, c'est la qualité de la transmission du discours aux sociétés arabes. Elles sont les premières concernées par ce qu'il sortira du Centre international des conférences. Le grand défi sera de traduire avec un maximum d'honnêteté et d'objectivité les conclusions du Sommet et de convaincre les opinions publiques de leur caractère éminemment historique. Il n'est certainement pas question de précéder les événements, mais il est tout aussi évident que la guerre de 4e génération menée par les sionistes et leurs alliés a pour objectif de détruire l'image du Sommet auprès des citoyens arabes. La bataille des journalistes algériens sera de produire une information claire, crédible et convaincante, à même de «démocratiser» la réunion qui a tous les attributs d'un rendez-vous historique qui n'a pas son précédent, ces 20 dernières années. Le ministère de la Communication sera au coeur de la bataille, car il est appelé à fournir toute la logistique pour la réussite du Sommet au plan de la visibilité à l'international. Mais là s'arrête sa mission. Le reste du travail, les «combats dans les tranchées» et les ripostes aux «missiles» des ennemis sera le travail dans les rédactions des journaux, radios, télévision et sites Internet d'information. Il n'est pas dit que la guerre médiatique autour du Sommet d'Alger tournera à l'avantage des soutiens à la Palestine. Il faut reconnaître l'extraordinaire puissance de feu des médias sionistes. Les centaines de journalistes qui feront le déplacement d'Alger pour couvrir le Sommet ne viennent pas tous avec de bonnes intentions. Nombreux chercheront la faille, fabriqueront de faux événements médiatiques pour détourner l'intention. D'autres encore, tenteront de ridiculiser les chefs d'Etat participants... Bref, la guerre sera totale et l'on voit déjà les premiers cybermissiles sur les réseaux sociaux où un personnage affirme que le salaire moyen d'un Palestinien est de 3 000 dollars, histoire d'amener l'opinion algérienne à «lâcher prise». Ce genre de cyberattaques seront dirigées contre toutes les sociétés arabes en usant des dialectes locaux.Les journalistes algériens et arabes, acquis à la cause palestinienne, ont pour eux le contexte positif suscité par l'action diplomatique algérienne, notamment la conférence de Réconciliation inter-palestinienne. C'est de l'excellente matière journalistique difficile à contredire. D'ailleurs, le journaliste et chercheur en Constitution, Mohamed Mahfoudh estime dans une déclaration à l'APS que la profession est face à «une occasion rêvée» et affirme que «l'Algérie qui conduit le Sommet a les moyens d'emprunter des voies jamais explorées». Il s'agira, pour la presse nationale d'en expliquer les tenants et les aboutissants jusqu'à convaincre les opinions arabes par la force de l'argument puisé chez des experts, que la cause palestinienne est sur la bonne voie.
Mais plus encore, l'Algérie travaille au «règlement de plusieurs différends arabes qui ont marqué les précédentes éditions». Un succès de la réunion dans ce domaine sera âprement combattu par les médias sionistes. Raison de plus pour défendre les acquis du Sommet d'Alger.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Saïd BOUCETTA
Source : www.lexpressiondz.com