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La grève des gynécologues se poursuit Hôpital Nafissa hamoud (ex-Parnet)



C'est le «pourrissement». C'est ainsi que décrivent les professionnels exerçant dans le service gynécologie de l'hôpital Nafissa Hamoud, situé dans la localité de Hussein Dey à Alger, plus connu sous son ancienne appellation de «Parnet».
Après plusieurs semaines de bras de fer opposant le personnel médical et paramédical de cette structure sanitaire à leur chef de service «qui a fait de ce département un bien privé», les malades attendent toujours le dénouement du conflit. Hier encore, les patients munis de leurs fiches de rendez-vous guettaient du nouveau. «Seules les consultations d'urgence sont assurées dans le cadre du service minimum», assure un praticien.
La grève, qui dure depuis plusieurs semaines, est une action à travers laquelle médecins et paramédicaux exigent le départ du chef de service et de sa fille travaillant dans le même service. «Nous avons saisi le ministre et nous nous sommes exprimés largement sur le sujet, mais il n'y a rien de nouveau pour le moment et ce sont les malades qui souffrent de cette situation», atteste un médecin interrogé. Les médecins et infirmiers exerçant dans ce service depuis des années se disent «déterminés» à aller jusqu'au bout de leur revendication, malgré le silence «incompréhensible de la tutelle» quant aux «agissements peu professionnels du chef de service et de sa fille, qui ont fait de ce service un bien personnel», lance un infirmier en énumérant «les dépassements» de ces deux personnes qui «se comportent en maîtres des lieux, en contradiction avec le règlement et l'éthique médicale».
Interrogé sur le sujet, le docteur Yousfi, président du Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP) estime que le climat de «pourrissement» régnant dans cette structure nuit d'abord aux malades et «porte préjudice à la crédibilité des structures de la santé publique». S'inquiétant de ce qu'endurent les spécialistes exerçant au niveau de cette structure, M. Yousfi dénonce l'attitude des deux tutelles, qui accentue l'état de paralysie : «Cela reflète tout le marasme dans la gestion des établissements de santé publique. L'absence de rigueur dans le traitement de ce genre de conflit conduit à la déliquescence du système de santé publique. Pourtant, il existe une réglementation et les responsables n'ont qu'à l'appliquer.»
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