Alger - A la une

La grande arnaque



La grande arnaque
Le mercato estival demeure ouvert aux éventuels transfertsUne pratique qui consiste à racheter au prix fort le contrat d'un joueur, semble avoir désormais pignon sur rue en cette période de l'année, d'avant-saison.Un véritable marché de dupes, presque identique au noir, au cours duquel des centaines de millions de dinars passent de main en main, au nom d'un championnat de l'élite plus que jamais aujourd'hui en proie à toutes les folies. Pour preuve, l'actuel président de la JS Saoura, en l'occurrence Zerouati, celui-là même qui avait été pour rappel, au coeur d'une tentative avérée d'arrangement de match avec le CA Batna, il y a de cela deux saisons, aurait exigé de son homologue de l'USM Alger pas moins de 3 milliards de centimes, pour libérer au profit des Rouge et Noir un joueur du nom de Ziri Hammar. Un joueur franco-algérien, un de plus dans le championnat de Ligue 1 Mobilis, et qui a brillé la saison écoulée avec le club phare du Sud-Ouest, prochain représentant de l'Algérie en ligue des champions. Le joueur béchari sus-cité, qui était jusqu'ici peu connu du grand public sportif algérien, est actuellement l'objet de toutes les convoitises de plusieurs ténors habituels, et non des moindres, est actuellement au coeur d'un mercato qui vient de franchir un nouveau seuil. Quand bien même l'actuel boss a le droit de garder, ou bien de libérer au prix fort le joueur Hammar, il n'en demeure pas moins que de telles pratiques, ne font que «fausser» sans cesse la valeur marchande et réelle d'un footballeur sur le marché algérien. Lorsqu'un président exige une telle somme en guise de libération de son joueur, comment dès lors demander le plafonnement des salaires en l'état actuel des choses. Est-ce le fait que les frères Haddad soient à la tête d'une grande entreprise privée dans le secteur du gros oeuvre en matière de construction, que Zerouati a cru bon demander autant d'argent, pour libérer le joueur Hammar au profit de l'USM Alger' Ou bien tout simplement pour d'autres «visées» devenues monnaie courante chez nous, et dont plupart des présidents sont souvent devenus coutumiers, notamment au cours de cette trêve estivale' Il n'en demeure pas moins que sur le vu de ce qui se passe actuellement, il semble bien que la quasi-majorité des dirigeants de clubs, semblent s'être donné le mot, pour des pratiques qui dépassent tout entendement, et qui vont surtout à l'encontre du véritable essor de notre football national. L'exemple du président de la JS Saoura, n'est qu'un cas parmi tant d'autres, par manque de rigueur et de véritable respect des lois en la matière. Il est anormal qu'un club qui n'a aucune vocation de formateur et qui n'a jamais «investi» le moindre sou dans la formation, puisse se permettre d'exiger aujourd'hui des sommes aussi faramineuses, afin de libérer un joueur formé sous d'autres cieux. A ce titre justement, il est bon de rappeler que seul sur le territoire national l'académie du Paradou AC a le droit légal de vendre, de prêter, ou bien de libérer un joueur formé par ses soins, et au prix équivalent ou bien égal à l'investissement consenti par les actuels responsables de ladite académie. Pis encore, certains clubs de l'élite, comme par exemple l'USM Alger, se permet de «brader» régulièrement sur le marché des jeunes prometteurs éléments issus des U 23, en échangeant d'autres joueurs comme celui que la JS Saoura a tenté de «marchander» avec Rebouh Haddad à hauteur d'un prix exorbitant. Si Mahfoud Kerbadj souhaite réellement «assainir» une fois pour toutes notre football national, il faut impérativement que la LNF mette en place avec le concours de la FAF, de nouvelles règles capables de régir à l'avenir un marché de transfert trop souvent livré à des dérives sans fin, via des «barons» adeptes de l'argent devenu trop opaque, et sans aucun contrôle. Notre championnat dit professionnel, n'a fait qu'ouvrir la voie à des mécènes de tous bords, et autres dirigeants de clubs, devenus légion, et qui se sont fait tous un nom au sein de notre sport-roi, avec comme seule règle sans foi ni loi, celle de «s'enrichir» à tout prix, même au mépris d'une réalité socio-économique qui exige aujourd'hui de tous, un minimum de respect envers ceux dont le quotidien actuel relève souvent du miracle pour «joindre» les deux bouts. En ce mois de piété, notre foot national renvoie de nous une image «franchement» très mal venue par les temps qui courent, via un mercato actuel des plus nauséabonds. Une «mercuriale» sans aucune règle ni la moindre limite, où l'argent est devenu la seule loi. Un véritable marché de dupes!
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)