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La gestion des 'uvres sociales revient au premier plan



L'épineux dossier de la gestion des ?uvres sociales resurgit de nouveau dans le secteur de l'éducation nationale. Des bilans moral et financier de l'année 2020 seront, à ce titre, exposés mercredi prochain, lors d'une réunion qui regroupera les représentations syndicales agréées, la commission nationale de la gestion des ?uvres sociales ainsi que l'organe de gestion et ce, au niveau du lycée des mathématiques de Kouba.Massiva Zehraoui - Alger (Le Soir) - Ces bilans tant attendus par l'ensemble des syndicalistes de l'éducation nationale devaient en principe être présentés en 2019 pour rendre compte des activités de la commission responsable des ?uvres sociales, de cette même année.
Mais la réunion a été reportée à deux reprises, comme indiqué par le secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l'éducation et de la formation (Satef), Boualem Amoura. « Les derniers bilans moral et financier qu'on nous a présentés datent de l'année 2018 », rappelle-t-il.
Ce dernier, dont l'organisation syndicale prendra part à la réunion prévue ce mercredi, estime que les travailleurs de l'éducation ont parfaitement le droit de savoir où vont les 1 000 milliards de centimes octroyés annuellement à cette commission. Le fait est que « cet argent ne profite pas aux travailleurs de l'éducation, alors qu'il leur revient de droit », souligne-t-il.
Boualem Amoura avancera sans détour que le fonds des ?uvres sociales est, depuis sa création, géré dans l'opacité la plus totale.
Boualem Amoura a affirmé avoir appris par des sources du ministère de l'Education nationale que des enquêtes ont été diligentées dans ce sens, et les conclusions qui en ressortent font état de « graves dérives ayant trait au détournement de l'argent des ?uvres sociales », dénonce-t-il, en ajoutant que le ministère a lui-même reconnu que la commission en question n'a « aucune base juridique ».
Boualem Amoura s'insurge contre ce qu'il estime être de la « dilapidation de biens publics ». La revendication principale des syndicalistes relevant du secteur, dit-il, « est le respect des lois se rapportant à ce dossier, ni plus ni moins». Cette mauvaise gestion se poursuit, selon notre interlocuteur, depuis 1994, « il est temps de rendre des comptes », appuie-t-il.
Boualem Amoura s'est également montré sceptique vis-à-vis du fait que la gestion des ?uvres sociales est décentralisée dans tous les secteurs, mais pas dans celui de l'éducation nationale. Pourtant, « l'éducation nationale appartient bien à la Fonction publique », s'étonne-t-il.
Pour le président du Satef, il devient de plus en plus urgent d'analyser les comptes pour établir un bilan détaillé et précis sur la gestion « plus que douteuse », de l'argent qui appartient aux fonctionnaires de l'éducation.
M. Z.
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