Alger - Revue de Presse

La gestion des immeubles sera confiée à une filiale



Est-ce la fin de mission pour l’AADL ? L’AADL sera-t-elle dissoute d’ici à la fin de l’année? Tout porte à le croire après l’annonce, hier, par le directeur de la gestion immobilière (DGI), Mohamed Chebli, de la création d’une filiale qui sera chargée de gérer et entretenir les sites et les immeubles de l’agence. C’est la «solution» finale qui semble avoir été trouvée pour pallier «la faillite de l’AADL» dans la gestion de son parc immobilier caractérisé par un «état de délabrement et d’abandon généralisé» quelques années seulement après la livraison de 55.000 logements. Cette filiale, qui reprend toutes les missions de l’ADDL, sera dotée des moyens juridiques, organiques, humains, matériels et financiers nécessaires à son bon fonctionnement, planchera «dans un avenir très proche», sur la gestion au quotidien de quelque 55.000 logements et 5.000 locaux de services et de commerces à travers 111 sites répartis sur 24 Wilayas, précise le directeur de la DGI, Mohamed Chebli. Ce dernier assure que cette nouvelle entité «sera plus souple dans sa gestion et pourra faire face par des moyens adéquats et des personnels d’un niveau professionnel assuré aux exigences de ses missions». Un aveu lourd de sens quant à la faillite de l’agence dans sa mission jusque-là. La preuve? Des centaines de bénéficiaires dénoncent l’état d’abandon dont souffrent la majorité des sites livrés et qui sont devenus de véritable dépotoirs, voire des refuges pour ivrognes et autres les drogués. Le même responsable explique que cette nouvelle structure devant pallier la non gestion de l’AADL «devrait assurer l’unicité de la décision, l’uniformité de l’action, la globalisation des solutions et la recherche constante de l’amélioration du service». Comme si le problème jusque-là était une histoire de prérogative alors que l’agence avait toute latitude de gérer à sa guise ses sites. Il faut rappeler que la gestion immobilière comprend la gestion administrative sur site, qui concerne notamment le recouvrement des loyers et des charges, et la gestion technique qui s’articule, elle, autour de trois volets: l’entretien et l’hygiène des espaces communs des immeubles, l’entretien et la réparation des ascenseurs et, enfin, l’entretien des bâches d’eau et la réparation de leurs équipements. Dans ce domaine, La DGI a lancé au second semestre 2006 des appels d’offres nationaux pour la prise en charge par des entreprises privées des trois volets de l’activité technique, mais cinq conventions seulement ont pu être signées avec des entreprises alors qu’il en fallait une trentaine pour 30 sites. «Les raisons de ce semi échec relèvent de l’inexpérience des entreprises soumissionnaires nouvellement installés pour la plupart sur le marché de ce type de services et qui ont surestimé leurs prestations», argue M. Chebli. Il a fait savoir que des «mesures de redressement seront apportées à l’opération» et de nouveaux appels d’offres seront émis prochainement. On se demande cependant si ce désengagement de plus en plus accru de l’AADL de ses responsabilités dans l’entretien et la gestion des immeubles livrés ne soit le prélude à sa dissolution pure et simple. En effet, après avoir confié le troisième programme de 65.000 logements à la CNEP, voilà que l’AADL annonce le transfert de la gestion immobilière des sites, ce qui signe automatiquement son «acte de décès» d’après les observateurs. Opérationnelle depuis avril 2006, la DGI exerce son autorité sur les sites AADL déjà livrés, avec le concours du personnel de la gestion immobilière (gestionnaire du site, agents de saisie, gardiens d’immeubles) des deux directions régionales d’Alger et du Centre ainsi que de sous-structures au niveau des wilaya de Mascara, Oran, Sétif, Constantine, Annaba et Ouargla. La Direction gère actuellement un patrimoine de logements AADL livrés et habités de 17.441 unités répartis sur 39 sites à l’échelle nationale. Selon les données de l’AADL, communiquées samedi lors d’une réunion d’évaluation des programmes AADL, 18.140 logements (90% du programme 2001) ont déjà été livrés. Le programme 2002 connaît, quant à lui, des retards dans sa réalisation. Sur les 35.000 logements inscrits au titre de ce programme, seuls 7.300 logements (22%) ont déjà été livrés, en attendant la livraison, avant la fin 2007, de 10.720 unités, selon le ministère de l’Habitat. Le reste du programme sera livré au courant de l’année 2008 et le reliquat au cours du premier semestre 2009, d’après les prévisions. Il est cependant évident que l’AADL, après un début en trombe, n’a pas tardé a revenir au «normes maisons» en vigueur chez les EPLF et autres OPGI en matière de construction et d’entretien. Les nombreuses requêtes et «chikayates» des bénéficières confirment d’ailleurs le grand écart entre les déclarations d’intentions de ses responsables et la réalité du terrain…
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