
Quelle est cette administration qui demande un S12 pour un bébé de trois mois'La bureaucratie administrative continue à faire des siennes. La délivrance du fameux extrait de naissance S12 continue d'empêcher des centaines des citoyens de faire valoir leurs droits et d'avancer dans leurs préoccupations quotidiennes. Arezki Himeur, 60 ans environ et père de famille, témoigne: «Je suis étonné de voir une administration demander un extrait de naissance S12 pour un bébé de 3 mois. D'autant plus qu'on a droit qu'à un seul extrait de naissance S12 dans la vie», dit-il avant d'ajouter que «cet enfant devra bien changer de situation une fois devenu adulte». Amar Amrani, élu à l'APC de Tigzirt à Tizi Ouzou, qui a pris son courage à deux mains pour dénoncer cette situation qui a trop duré dira que «nous subissons une pression terrible au niveau de l'APC. Les citoyens accusent les agents de vendre le document S12 et le délivrer par piston, mais c'est faux». «Il faut voir pour croire la réalité que nous vivons quotidiennement avec les citoyens», regrette-t-il. Déplorant d'autre part, les menaces et les insultes qui pèsent quotidiennement sur les agents, cet élu révèle toute la faiblesse des services concernés, aussi bien de la wilaya, que de l'APC de Tigzirt. «Nous avons plus de 500 demandes pour le document S12 qui attendent depuis deux mois environ. Mais, malheureusement, nous ne recevons que 30 imprimés tous les 15 jours», avance-t-il, sur un ton inquiet. Face à une forte demande, cette quantité ne répond pas à la demande des citoyens qui attendent depuis deux mois environ. Venant des différentes communes avoisinantes, même d'Alger et d'autres wilayas, les citoyens, natifs de cette commune côtière, vivent un véritable calvaire au même titre que d'autres services communaux des APC.
Les raisons des demandes de ce sésame différent selon les personnes et les cas: certains pour le garder, d'autres pour leur passeport (voyages ou des soins à l'étranger). Dans les administrations des communes et des wilayas qui se respectent, le document S12 est délivré dans l'immédiat et ce, quel que soit le nombre de demandes. Mais, malheureusement, faute de disponibilité et de négligence, ce document constitue un obstacle quotidien.
Le jour où l'on arrive à comprendre que c'est l'administration qui est au service des citoyens avant tout, «le phénomène de la bureaucratie disparaîtra d'une manière ou d'une autre», note un citoyen.
Pour revenir aux orientations de Abdelmalek Sellal, le Premier ministre a pris sa carte d'identité pour la montrer à Daho Ould Kablia, ancien ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales: «Regarde Si Daho. J'ai une carte d'identité. Mais avant de l'avoir, l'administration exige une brouette de papiers avant de délivrer ce document», a-t-il lancé à l'attention du ministre de l'Intérieur, il y a quelques mois, dans une conférence de presse au Club des Pins à Alger et ce, rien que pour montrer à quel point la bureaucratie règne dans les services administratifs des collectivités locales.
A. C
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar CHEKAR
Source : www.lexpressiondz.com