L'information parue récemment dans le quotidien français Ouest-France à propos d'une demande faite, en juillet dernier, par le gouvernement français relatif à la restitution du canon Baba-Merzoug est qualifiée de 'polémique" par la fondation Casbah. 'Je n'ai lu nulle part une quelconque déclaration de la partie française sur ce sujet. C'est une polémique lancée par un journal français", a déclaré hier, son président, Belkacem Babaci, lors d'une conférence de presse organisée à Bab-Djedid (Alger), au siège de l'institution. Pour le responsable, une telle décision relève des prérogatives du président français. 'Nous sommes en face d'une décision éminemment politique. La surprise viendra peut-être de Hollande", a affirmé le conférencier, non sans préciser qu'il s'agira d'une 'occasion qui peut ouvrir la voie à une nouvelle ère", dans les relations algéro-françaises. Quant à une soi-disant demande de récupération du canon, formulée cette fois par l'Algérie, c'est-à-dire par le chef de l'Etat ou le Premier ministre, il a répondu qu'il n'en savait rien. Il sait, en revanche, que sa fondation n'a pas cessé, et ce, depuis au moins 1999, de demander le rapatriement du canon Baba-Merzoug, puis après d'autres objets appartenant au patrimoine culturel national, qui se trouvent dans les musées de l'ex-colonisateur. Sans oublier les crânes de personnalités historiques.
Pour rappel, le canon Baba-Merzoug, appelé La Consulaire par les Français, avait été transféré en France, pendant l'été 1830, au début de la colonisation de l'Algérie, pour être exposé au port de Brest (nord de la France).
Cette ancienne pièce d'artillerie, de 7 mètres de long et de 12 tonnes, avait été conçue de 1536 à 1542 à la fonderie algéroise de Dar Ennahas. Hier, M. Babaci a révélé que sa fondation espérait toujours que le canon 'hors d'usage depuis 1816" soit rapatrié, à l'occasion de l'année du cinquantenaire de l'Indépendance de l'Algérie. Il a, en outre, admis que cette pièce historique 'sensibilise un peu tout le monde", aussi bien en Algérie qu'en France, y compris parmi les enfants de harkis 'qui disent n'avoir rien fait au peuple algérien" et les associations de rapatriés. 'Il y a un ensemble de gens qui bougent et un certain climat qui s'installe", a soutenu M. Babaci. Sans exclure pour autant l'existence 'des ennemis" et 'ceux (Algériens) qui aiment la France".
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hafida Ameyar
Source : www.liberte-algerie.com