La première édition de la Foire maghrébine, prévue du 26 novembre au 1er décembre à Alger, constitue un nouveau pas vers l'intégration économique de la région. C'est ce qu'a annoncé lundi, le ministre de la Petite et Moyenne Entreprise et de l'Artisanat, M. Mustapha Benbada, qui a souligné à l'occasion l'importance accordée par les autorités algériennes à la réussite de cette manifestation économique. Le ministre, qui intervenait à l'issue d'une séance de travail à laquelle ont pris part des responsables de l'Union maghrébine des foires et des représentants des associations de patronat, les chambres de commerce et d'industrie des pays du Maghreb, en présence du ministre du Commerce, M. El Hachemi Djaaboub, a souligné que cette manifestation économique et commerciale, première du genre, est à même de «renforcer la volonté politique commune en vue de réaliser l'intégration et la complémentarité économiques dans la zone maghrébine». Tout en rappelant que les enjeux économiques mondiaux imposent aux pays maghrébins de se regrouper pour rendre les PME plus compétitives, M. Benbada a mis en exergue l'importance du rôle joué par les opérateurs économiques maghrébins dans la «création de moyens à même de faire aboutir cette intégration» à travers l'établissement de relations de partenariat et l'échange d'informations et d'expertises entre les pays maghrébins. Pour sa part, le ministre du Commerce, M. Djaaboub, a tenu à réitérer l'engagement de son département à mettre en oeuvre tous les moyens pour la réussite de cette première édition, compte tenu de son rôle dans la promotion du produit maghrébin et la réalisation de la complémentarité économique dans la région. Abordant le volet lié aux échanges entre les pays du Maghreb, M. Djaaboub a déclaré que ces échanges sont faibles et ne reflètent pas réellement les liens historiques, sociaux et culturels qui lient les peuples de la région. A une question sur la préoccupation des responsables de l'Union maghrébine des foires quant à la vente par les exposants participants à cette manifestation de leurs produits aux visiteurs, M. Benbada s'est engagé à examiner la question, souhaitant parvenir à une solution définitive dans le cadre du projet de création de la zone arabe de libre-échange. Tenue en marge de la 41e édition de la Foire internationale d'Alger (FIA), la réunion de lundi est la troisième depuis la création de l'Union maghrébine des foires. Selon M. Hamid Ghazi, chargé des relations économiques au secrétariat général de l'Union du Maghreb arabe (UMA), cité par l'APS, cette réunion a été consacrée essentiellement à l'examen des voies de réussite de l'exposition, notamment en ce qui a trait aux facilitations relatives au transit des marchandises et à l'organisation d'ateliers de travail maghrébins pour renforcer le partenariat entre les opérateurs économiques de la région. La décision d'organiser cette foire commune a été prise lors d'une réunion tenue en mai 2007 à Tripoli (Libye) par le groupe d'affaires des pays du Maghreb qui a été couronnée par la création de l'Union maghrébine des foires, un espace pour renforcer les échanges économiques et le partenariat entre les opérateurs économiques des pays maghrébins. Au total quelque 85 entreprises sont attendues à cette 1re édition dont 36 marocaines, 30 libyennes et 19 tunisiennes. En mai dernier et à l'occasion d'une rencontre organisée par le forum des chefs d'entreprise FCE, le secrétaire général du ministère du Commerce avait annoncé la tenue de cette foire, première depuis la création «du Maghreb arabe». Parrainé par le président de la République, ce rendez-vous économique devrait, selon le représentant du ministère du Commerce, permettre aux pays maghrébins de «laver leur linge sale» en ce qui concerne les blocages qui font que toutes les actions menées jusque-là, pour un marché de libre-échange maghrébin, ont échoué. Le commerce inter-maghrébin se caractérise par un faible échange qui se situe entre 1 % et 2 % du volume du commerce extérieur de la région et par une structure peu diversifiée des produits échangés due à la similitude des productions et au manque de compétitivité. Les importations algériennes auprès des pays maghrébins ont atteint 279 millions de dollars en 2007 contre 235 millions de dollars en 2006, alors que ses exportations étaient de 695 millions de dollars en 2007 contre 515 millions de dollars en 2006.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Djamel B
Source : www.lequotidien-oran.com