Alger - A la une

La fin des blocages'



Tout semble bien fonctionner dans la guerre contre la Covid-19. La situation épidémiologique s'est stabilisée, les hôpitaux fonctionnent presque normalement et la vie reprend doucement son cours. Une belle carte postale qui risque, toutefois, d'être assombrie par les retards dans la vaccination. Mais pas seulement! Ces derniers mois, des blocages ont été signalés dans l'approvisionnement en médicaments et matériels contre le coronavirus.Les opérateurs se sont plaints à plusieurs reprises des problèmes qu'ils rencontrent pour pouvoir acheminer ce type d'équipements. La matière première n'est pas en reste! Même le gouvernement a avoué l'existence de ce type de difficultés.
« Les fabricants des matières premières servant à la fabrication des produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux utilisés dans le cadre de la riposte à la pandémie de Covid-19 rencontrent de grandes difficultés lors de l'importation», souligne l'Exécutif, mercredi dernier, lors de sa dernière réunion hebdomadaire. Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a d'ailleurs été interpellé par certains d'entre eux lors du Forum sur l'industrie pharmaceutique, tenu le week-end dernier, au Centre international des conférences (CIC), Abdelatif Rahal, d'Alger. Des exposants dans le salon qui a été organisé en marge de ce forum s'étaient même plaints aux médias par rapport à cette problématique. «Des problèmes administratifs qui nous empêchent d'honorer nos commandes de façon régulière», ont-ils attesté. Comment expliquer cette situation' Pourtant, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait pris des dispositions «spéciales» afin de permettre de faciliter l'importation de tous types de produits en relation avec la lutte contre cet ennemi invisible. À l'image des procédures de douanes qui ont été allégées, ou des droits de TVA et de douane qui ont été suspendus. Il semble s'agir tout simplement d'un quiproquo juridique qui est apparu suite à la naissance du ministère de l'Industrie pharmaceutique. À l'époque de la décision du chef de l'Etat, qui s'est concrétisée par le décret exécutif n° 20-109 du 5 mai 2020, ce département était un ministère délégué auprès du ministère de la Santé. Mais depuis qu'il a été promu comme ministère à part entière, les missions de contrôle et d'enregistrement lui ont été assignées alors qu'elles relevaient du département de Abderrahmane Benbouzid. «La création du ministère de l'Industrie pharmaceutique a fait que certaines missions initialement dévolues au ministère de la Santé, ont été transférées à ce ministère», explique la chefferie du gouvernement. «Cela, notamment en matière d'agrément des établissements pharmaceutiques et de délivrance des programmes d'importation des produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux», ajoute la même source. C'est dans ce sens que le gouvernement a examiné le projet de décret exécutif modifiant et complétant le décret exécutif n° 20-109 du 5 mai 2020 relatif aux mesures exceptionnelles destinées à la facilitation de l'approvisionnement du marché national en produits pharmaceutiques, en dispositifs médicaux et en équipements de détection en riposte à la pandémie de Covid-19. Un projet de loi qui tombe à pic. Car, si actuellement la situation ne prête pas à inquiétude, dans le cas d'une troisième vague ce genre de problème nous fera courir droit vers la catastrophe. Mieux vaut tard que jamais...
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