Le lancement d'un mandat d'arrêt international à l'encontre de Chakib Khelil, son épouse et ses deux enfants illustre que la justice algérienne va sévir contre les puissants ministres et leurs acolytes dans les affaires de corruption.Le lancement d'un mandat d'arrêt international à l'encontre de Chakib Khelil, son épouse et ses deux enfants illustre que la justice algérienne va sévir contre les puissants ministres et leurs acolytes dans les affaires de corruption.
Politiquement, l'ex-ministre de l'Energie est défait de toute protection par ceux qui l'ont placé à la tête du secteur névralgique qu'est l'énergie. Chakib Khelil considéré, jusque-là, comme un intouchable du clan présidentiel est lâché au moment où l'affaire dite Sonatrach 2 est prise en charge par le parquet de la cour d'Alger.
Le chef de l'Etat qui s'est entouré de ces proches collaborateurs ne pouvait évidemment pas être tenu responsable de leurs agissements encore moins assurer leur impunité face aux scandales retentissants qui ébranlent et ternissent l'image du pays. L'une des sources proche de ce dossier estime que «plus de 1.600 contrats paraphés durant l'ère Khellil sont frappés de suspicion».
«Sonatrach ne pouvait pas acheter un stylo sans que le ministre ne donne son accord», ajoute la même source. Khelil qui est réfugié actuellement aux Etats-Unis, espère gagner les faveurs de l'oncle Sam qui le protégerait contre une éventuelle extradition.
C'est sans compter que le système judiciaire américain, bien complexe, peut à tout moment convoquer ledit ministre et lui coller d'autres affaires où il serait impliqué avec des compagnies américaines qu'il a favorisées durant son règne en Algérie. A l'évidence, les charges retenues contre Chakib Khelil n'étaient pas une nouveauté dans la lutte actuelle contre certains pontes du pouvoir pour différents abus.
On se souvient que le Président avait, lui-même, piqué une colère après avoir constaté que son ex-ministre de l'Energie «a trop libéralisé le secteur de l'énergie au profit des multinationales». On l'appelait dès lors, «l'homme des Américains» pour la simple raison que les compagnies US sous-traitantes dans le marché pétrolier et celui des équipements bénéficiaient de largesses dans leurs multiples contrats.
L'affaire dite de BRC (Brown et Root Condor) qui a éclaté en 2005 avait mis sur la brèche des contrats douteux sur des réalisations qui n'avaient jamais été menées à leur terme. Des contrats mirobolants avec des petites compagnies avaient sonné le tocsin à partir de 2007 où des milliards de l'argent public avaient été engloutis dans des réalisations d'installations fictives comme le prouvent les projets de SNC Lavalin, Saipem, le groupe Orascom.
Mais ce qui a pesé lourdement sur l'implication de Chakib Khelil dans le trafic d'influence, les passations de marché contrairse à la législation et l'abus de confiance est l'affaire de la construction du ministère de l'Energie au Val d'Hydra situé dans un oued asséché et n'ayant pas les garanties d'être construit selon les normes.
Un projet qui est surfacturé de bout en bout et qui a été critiqué par le président Bouteflika lors de son inauguration en février 2006 en faisant dire à son ministre : «Tout ça pour ça». Des indiscrétions ont avancé un chiffre de 65 millions de dollars mais sans dresser un état des lieux sur le véritable coût de deux tours de style mauresque dont on pouvait faire mieux et à moindre frais.
Toutefois, l'énigme Khelil ne s'arrête pas à ces simples faits. Son épouse Najat Arafat avait mis en place un réseau dans certains pays du Moyen-Orient où «le business de la famille» était bien protégé des turbulences provoquées par les enquêtes. Cela ne pouvait durer du moment que les associés de l'ex-ministre l'ont jeté en pâture. Il ne lui reste qu'à profiter de sa cavale en Amérique.
Politiquement, l'ex-ministre de l'Energie est défait de toute protection par ceux qui l'ont placé à la tête du secteur névralgique qu'est l'énergie. Chakib Khelil considéré, jusque-là, comme un intouchable du clan présidentiel est lâché au moment où l'affaire dite Sonatrach 2 est prise en charge par le parquet de la cour d'Alger.
Le chef de l'Etat qui s'est entouré de ces proches collaborateurs ne pouvait évidemment pas être tenu responsable de leurs agissements encore moins assurer leur impunité face aux scandales retentissants qui ébranlent et ternissent l'image du pays. L'une des sources proche de ce dossier estime que «plus de 1.600 contrats paraphés durant l'ère Khellil sont frappés de suspicion».
«Sonatrach ne pouvait pas acheter un stylo sans que le ministre ne donne son accord», ajoute la même source. Khelil qui est réfugié actuellement aux Etats-Unis, espère gagner les faveurs de l'oncle Sam qui le protégerait contre une éventuelle extradition.
C'est sans compter que le système judiciaire américain, bien complexe, peut à tout moment convoquer ledit ministre et lui coller d'autres affaires où il serait impliqué avec des compagnies américaines qu'il a favorisées durant son règne en Algérie. A l'évidence, les charges retenues contre Chakib Khelil n'étaient pas une nouveauté dans la lutte actuelle contre certains pontes du pouvoir pour différents abus.
On se souvient que le Président avait, lui-même, piqué une colère après avoir constaté que son ex-ministre de l'Energie «a trop libéralisé le secteur de l'énergie au profit des multinationales». On l'appelait dès lors, «l'homme des Américains» pour la simple raison que les compagnies US sous-traitantes dans le marché pétrolier et celui des équipements bénéficiaient de largesses dans leurs multiples contrats.
L'affaire dite de BRC (Brown et Root Condor) qui a éclaté en 2005 avait mis sur la brèche des contrats douteux sur des réalisations qui n'avaient jamais été menées à leur terme. Des contrats mirobolants avec des petites compagnies avaient sonné le tocsin à partir de 2007 où des milliards de l'argent public avaient été engloutis dans des réalisations d'installations fictives comme le prouvent les projets de SNC Lavalin, Saipem, le groupe Orascom.
Mais ce qui a pesé lourdement sur l'implication de Chakib Khelil dans le trafic d'influence, les passations de marché contrairse à la législation et l'abus de confiance est l'affaire de la construction du ministère de l'Energie au Val d'Hydra situé dans un oued asséché et n'ayant pas les garanties d'être construit selon les normes.
Un projet qui est surfacturé de bout en bout et qui a été critiqué par le président Bouteflika lors de son inauguration en février 2006 en faisant dire à son ministre : «Tout ça pour ça». Des indiscrétions ont avancé un chiffre de 65 millions de dollars mais sans dresser un état des lieux sur le véritable coût de deux tours de style mauresque dont on pouvait faire mieux et à moindre frais.
Toutefois, l'énigme Khelil ne s'arrête pas à ces simples faits. Son épouse Najat Arafat avait mis en place un réseau dans certains pays du Moyen-Orient où «le business de la famille» était bien protégé des turbulences provoquées par les enquêtes. Cela ne pouvait durer du moment que les associés de l'ex-ministre l'ont jeté en pâture. Il ne lui reste qu'à profiter de sa cavale en Amérique.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : FAYçAL ABDELGHANI
Source : www.lemidi-dz.com