Les postiers viennent d'arracher la majorité des points revendiqués depuis des années. « Nous avons besoin de sérénité, de calme et de responsabilité à Algérie Poste, afin d'offrir un service public qui réponde aux aspirations des citoyens, qui ne cessent de demander une amélioration et une modernisation des prestations », a tenu à dire Laïd Mahloul, DG d'AP. Pour lui, « la grève de deux semaines a été enclenchée, suite à un malentendu et certains travailleurs ont profité de l'occasion pour transférer les protestations des bureaux vers la rue ».
Grande ambiance à la Grande-Poste
« Le ministre a donné son accord de principe pour prendre en charge toute les doléances des travailleurs », a déclaré le DG d'Algérie Poste, contacté hier, par téléphone. « Le ministre a accepté nos revendications qui seront appliquées avant le 20 du mois en cours », a-t-il assuré. « Il n'a pas signé, mais il nous a donné sa parole que le rappel prendra effet à partir du mois de janvier 2008 », explique un postier qui affiche un grand enthousiasme en ce jour de reprise. Hier, à la Grande-Poste d'Alger, une file s'était formée devant les guichets. Les postiers, d'habitude nerveux et nonchalants, se montraient calmes et dévoués pour les usagers. Imperturbables, ils se pliaient à la moindre demande de renseignement. « La prime de 3 millions de centimes leur a rendu le sourire », fait remarquer un citoyen en plaisantant avec le guichetier, qui ne cessait de justifier la grève des postiers. « C'était le seul moyen d'arracher nos droits socioprofessionnels », dira-t-il. Toutes les discussions portaient sur la grève. Certains citoyens n'ont pas hésité à condamner l'action des postiers pour ne pas avoir assuré le service minimum. « Il a fallu que je fasse un emprunt pour pouvoir subvenir aux besoins de ma famille. Vous n'avez pas le droit de nous prendre en otage. Je ne sais pas si je pourrais assigner en justice Algérie Poste pour avoir été privé de ses services pendant près de deux semaines », s'est écrié un usager, relayé par d'autres. Les postiers annoncent, toutefois, leur disponibilité à travailler le week-end si nécessaire. Ils n'exigent désormais, que le départ de la section syndicale qui, selon eux, « n'est plus représentative ».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Benkeddada
Source : www.horizons-dz.com