
Des sanctions exemplaires contre les fraudeurs et à la suppression du seuil du programme, déjà effectives depuis l'année passée, sont parmi les mesures phares de la feuille de route de la ministre de l'Education nationale.En promettant un bac qui «ne sera pas au rabais», Nouria Benghebrit, ministre de l'Education nationale, réaffirme sa détermination à lutter contre les pratiques qui pourraient entacher la crédibilité de cet examen de grande importance dans le cursus scolaire. Le ministère s'est montré, faut-il le souligner, intransigeant avec les cas avérés de tricherie lors de la session 2014 et multiplie les menaces d'exclusion contre les éventuels téméraires pour la prochaine session.Mme Benghebrit annonce-t-elle la rupture avec l'attitude «laxiste» jusque-là adoptée pour éviter tout remous au niveau des établissements ' «Ceux qui seront surpris à frauder auront à payer un prix extrêmement cher» et seront passibles d'une suspension de trois années avant de pouvoir se représenter à un nouvel examen, une période portée à 10 années pour les candidats libres, promet ce département.La suppression, depuis l'an dernier, du fameux seuil du programme est saluée à l'unanimité par la communauté scolaire, qui y voit un début de retour de la rigueur dans les lycées. Le même constat est fait concernant les poursuites contre les auteurs des actes de vandalisme dans certains établissements scolaires, dont les responsables sont sanctionnés.M. Hadj Tahar Dilmi, président de la commission de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la formation professionnelle à l'APW d'Alger, estime que les mesures annoncées par la tutelle «seront salutaires» à condition, précise-t-il, que toutes les institutions jouent leur rôle.Dans ce secteur marqué par de longs mouvements de protestation et autres facteurs d'instabilité, «le besoin de retour à la rigueur été longtemps ressenti et c'est que nous avons touché à travers les mesures prises par la première responsable du secteur ces derniers temps».Pour cet élu qui salue l'annulation des ponctions sur salaires contre les grévistes, «toutes ces mesures ont été prises dans la transparence».L'enjeu est aujourd'hui dans la préparation de meilleures conditions d'accueil des élèves dans les établissements scolaires, sachant que 50% du parc est défectueux, de l'aveu même des responsables du secteur. «Il est temps donc de passer à la vitesse supérieure, et la feuille de route dévoilée par Mme Benghebrit indique la bonne direction», de l'avis de M. Dilmi, qui appelle à ce que «l'amélioration des conditions de scolarité soit le but de tous».La ministre de l'Education a annoncé la tenue, en juillet, d'une conférence sur l'évaluation du cycle secondaire, avec pour principal enjeu la refonte du baccalauréat. «Le débat est ouvert pour la collecte de propositions concernant la possibilité de diminution des matières enseignées, l'introduction d'examens anticipés du baccalauréat et la possibilité de maintenir les élèves en classe jusqu'aux derniers jours précédant les épreuves.»Ces mesures ne peuvent, à elles seules, garantir la stabilité du secteur. «Il y a d'abord ce besoin d'améliorer les conditions de travail des enseignants et leur qualité de formation pour assurer un bon résultat des mesures à entreprendre», clame Idir Achour, du Conseil des lycées d'Algérie. «Et ce n'est pas uniquement avec le pacte soumis aux syndicats d'enseignants que cette stabilité sera assurée», a-t-il soutenu.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fatima Arab
Source : www.elwatan.com