
Lors du séminaire sur le sport et la femme, organisé récemment par le Comité olympique et sportif algérien,la présence d'une grande dame du sport tunisien avait été remarquée. Il s'agissait de Myriam Mizouni, ancienne nageuse, médaillée d'argent aux Jeux méditerranéens d'Alger en 1975 et plusieurs fois médaillée d'or des Jeux africains d'Alger en 1978. Elle a aussi été, durant une courte période, secrétaire d'Etat au sport dans son pays. Elle est également membre et vice-présidente du Comité olympique tunisien. Elle a bien voulu nous accorder l'entretien qui suit.Le temps d'Algérie : Plusieurs sportives ont attendu avec impatience la journée sur le sport et la femme...Myriam mizouni : Oui, cette journée est importante pour la femme d'autant qu'il n'y a que la journée du 8 mars où la femme peut s'exprimer et montrer ce dont elle est capable. Qu'avez-vous fait après votre carrière de nageuse 'Après un long break de près de 13 ans, j'ai repris de l'activité en enseignant au centre de promotion de la natation en 1992.Par la suite, j'ai été élue au Comité national olympique tunisien (CNOT), en 2000, où j'avais occupé, entre autres, la fonction de présidente de la Commission femme et sport. En 2004, j'ai été nommée juge arbitre international par la Fédération internationale de natation (FINA).Le père des JO modernes, Pierre de Coubertin, avait été, dans un premier temps, contre la présence féminine dans les Jeux. C'est tout de même paradoxal.C'est vrai mais il faut se situer dans le contexte de l'époque où voir une femme faire du sport relevait presque de l'indécence. Les choses ont évolué depuis.La femme prouve aujourd'hui qu'elle est capable de réaliser des choses au même titre qu'un homme. Lorsque la Britannique Nicole Adams a remporté la première médaille d'or de boxe féminine aux Jeux olympiques de 2012 à Londres, l'instant a été fantastique pour cette boxeuse de 29 ans mais aussi pour bien des femmes du monde entier.à quoi peut-on associer le sport en Tunisie 'A l'éducation, à la discipline, mais c'est surtout à l'école qu'il doit réellement s'associer et être pris en charge de manière plus convaincante. Les grands champions sont sortis des écoles.Pouvez-vous nous donner plus de précisions 'Dans l'école, même privée, le sport doit être considéré comme une matière à part entière.L'école est la locomotive qui draine le sport de haut niveau. C'est à partir de là que démarre la performance. En Tunisie, dans le domaine de la natation, le sport féminin est encouragé par la pratique de la natation synchronisée.Vous avez été récemment primée par le CIO.C'est exact. Le prix du Comité International Olympique (CIO) pour la femme et le sport m'a été décerné en ma qualité de membre du bureau exécutif du Comité National Olympique Tunisien (CNOT) et ancienne nageuse tunisienne.C'est Thomas Bach, le président du CIO, qui m'a remis le prix en présence de Mehrez Bousayène, président du CNOT à Monaco.Parlez-nous de la période où vous avez été secrétaire d'Etat au sport.Ce fut une période très difficile mais très instructive. Je ne dis pas que j'ai réalisé des miracles mais je pense avoir contribué à développer un peu plus le sport en Tunisie.On voit aujourd'hui de plus en plus de femmes pratiquer une activité sportive.Cela est dû à l'émancipation de la femme mais également à l'espace d'entraînement ou d'animation qui s'y prête.La femme a, aujourd'hui, plus de facilités pour pratiquer le sport et la rivalité compétitive l'encourage à se montrer plus persévérante.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A C
Source : www.letempsdz.com