La Fédération veut lancer le débat sur les raisons de l'échec des équipes algériennes dans les compétitions internationales.Les représentants algériens en coupes africaines des clubs n'iront pas plus loin que la phase de poules. Que ce soit en Ligue des champions d'Afrique ou en Coupe de la CAF, la JSK, l'USMA et le PAC n'ont pas réussi à franchir le cap de ce tour. En coupe arabe, le MCA risque d'emboîter le pas à ces trois équipes, dans la mesure où, défaits lors du match aller à Alger par le Raja de Casablanca, les Mouloudéens n'ont pas les moyens, surtout avec la crise qui secoue actuellement le club, de refaire leur retard au Maroc.
Dans une première réaction, la FAF a décidé de lancer le débat sur la question. "Le président de la FAF a demandé au président de la Ligue de football professionnel (LFP) l'organisation d'un atelier avec un panel composé des grands clubs du championnat national afin d'examiner et d'analyser les raisons de l'élimination de nos représentants au niveau des compétitions continentales de clubs", indique la FAF. La même concertation sera menée, ajoute la Fédération, sur le départ des meilleurs joueurs locaux algériens vers l'étranger. Une "situation qui affaiblit davantage les formations algériennes qui ne bénéficient pas forcément de retombées économiques attendues", note la FAF.
Dans une récente déclaration à la presse, le président de la FAF, Kheireddine Zetchi, avait déjà exhorté les clubs algériens à dominer le football africain. Zetchi a mis l'accent sur le fait que les clubs algériens doivent remporter des coupes d'Afrique tous les trois ou quatre ans, dans le but d'être au sommet du football continental : "Nos clubs doivent remporter une coupe d'Afrique tous les trois ou quatre ans, comme le font certains de nos voisins." Pourquoi donc une telle déchéance, quelques mois seulement après le sacre africain arraché par l'équipe nationale en Egypte ' La première raison réside évidemment dans la mauvaise gestion de nos clubs.
Au-delà de la crise financière qui touche le football national, nos clubs souffrent du déficit d'une gestion rationnelle à même de hisser leur niveau à celui du Raja, de l'EST ou encore du Ahly du Caire. Valse des entraîneurs et des dirigeants et recrutement aléatoire nourrissent une crise latente. Ce que vivent la JSK et l'USMA est à ce titre éloquent. S'ils parviennent à se débrouiller sur le plan national, sur le plan africain ils restent bien au-dessous des minima requis, notamment sur le plan de l'effectif.
À la veille de l'entame des coupes africaines, ces deux clubs se sont permis le luxe de se séparer de joueurs cadres qui auraient pu apporter la plus-value escomptée, à l'image de Meziane, Boukhamassa, Darfalou, Chafaï pour l'USMA, et Benkhelifa, Chetti, Salhi et Benaldjia pour la JSK, dans ce genre de compétitions relevées. Idem pour le PAC qui, avec Boudaoui, Loucif, Naïdji et autres Atal, aurait pu largement faire mieux en coupe de la CAF. Il est clair donc que le niveau d'investissement au double volet humain et financiers doit être plus conséquent pour espérer rejoindre un rang déjà atteint par nos voisins marocains, tunisiens et égyptiens.
Un supporter du MCA faisait hier cette réflexion pleine de sens. "En 1976, quand le MCA avait remporté son premier et seul titre africain, le Raja, l'EST et le Ahly du Caire n'avaient pratiquement rien gagné en Afrique. Aujourd'hui, ils nous dépassent de loin en raison du fait qu'entre-temps, nous n'avons rien produit." À méditer?
SAMIR LAMARI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samir LAMARI
Source : www.liberte-algerie.com