
En l'espace de deux résultats négatifs des Verts lors de cette CAN-2017, le président de la FAF est devenu l'homme à abattre. Une vindicte tout à fait naturelle pour quelqu'un qui a fait la promesse de ramener le trophée africain à Alger au soir du 5 février prochain.Des promesses non tenues et des objectifs sportifs jamais réalisés. Depuis son retour, en 2009, à la tête de la FAF, le football algérien n'a rien glané de tangible. En quatre participations aux phases finales de la Coupe d'Afrique des nations (2010, 2013, 2015 et 2017), zéro titre.Les contestataires de la gestion de «Hadj» Raouraoua sont très nombreux : anciens joueurs, anciens dirigeants, des présidents de clubs et la liste est longue. Tout ce beau monde appelle à un châtiment exemplaire envers ce monsieur qui a permis à l'Algérie de redécouvrir la scène internationale. Vœu difficile à exaucer, pourtant, et pour de multiples raisons, Raouraoua ne sera pas inquiété, c'est une certitude. Le puissant patron de la FAF a «bétonné» ses arrières : son statut actuel ainsi que son avenir. La Fédération algérienne de football (FAF) a souscrit un montant de 5 milliards de dinars (500 milliards de centimes) à l'emprunt obligataire pour la croissance nationale. Un geste fort salutaire que le Premier ministre Abdelmalek Sellal a apprécié et même vanté en louant les mérites de la FAF et de son patron dans le financement des projets publics. En ces temps de disette et d'incertitudes, ce geste inédit est très fort. Avec un tel montant, la FAF, qui n'est pas une entreprise économique à proprement parler, surclasse toutes les sociétés nationales, publiques et privées, qui adhèrent au Forum des chefs d'entreprises. Un investissement colossal engagé par Raouraoua qui aura, à terme, un retour conséquent sur la trésorerie de la FAF. Les titres émis pour 3 ans sont assortis d'un taux d'intérêt annuel de 5% alors que les titres de 5 ans rapportent un taux d'intérêt de 5,57%. Les gains générés par les titres sont, pour rappel, exonérés d'impôts et payables chaque année à la date de leur souscription. La FAF pourra, d'ores et déjà , se frotter les mains. Parallèlement à cela, l'instance de Raouraoua ne coûte pratiquement rien au Trésor public car ses recettes directes sont plutôt d'origines privées (marketing, sponsoring, etc.). Mieux, la FAF a décidé ces dernières semaines de reverser la cagnotte que l'Etat lui consentait depuis 2007 au titre de subventions annuelles d'aide au football estimée à 35 milliards de centimes/an. Un beau pactole pour un Trésor public au bord de la faillite.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amine Andaloussi
Source : www.lesoirdalgerie.com