Trois prévenus dans l’affaire de la BCIA devant la cour
Trois des mis en cause impliqués dans l’affaire de la BCIA comparaissaient, hier, devant la cour d’appel.
Il s’agit de l’ex-directeur de l’agence BEA-Médioni, A.L., un autre employé de cette même banque ainsi qu’un homme d’affaires qui devaient répondre des griefs de faux, dilapidation et destruction de documents administratifs. Traduits devant le tribunal d’Es-Seddikia, ils avaient été acquittés pour les deux premiers chefs d’inculpation en écopant d’une peine de deux ans de prison ferme et d’une amende de 100 millions de centimes pour le dernier grief. Appelés hier devant la cour d’appel, ces mis en cause rejetteront en bloc les faits retenus à leur encontre, à savoir la destruction de deux traites d’une valeur globale de plus de 20 millions de dinars, retirés au nom de l’homme d’affaire. Ces traites ont disparu après l’éclatement de la célèbre affaire de la BCIA. Questionné, l’ex-responsable de l’agence BEA-Médioni niera avoir détruit ces deux pièces pour les dissimuler. Il déclarera: «Au moment du dépôt de la plainte par la Banque d’Algérie, je me trouvais en détention préventive.» Cette thèse a été reprise par l’homme d’affaires au nom duquel ces deux traites ont été signées. Par ailleurs, l’employé de cette même banque, au service client, affirmera avoir reçu ces deux pièces pour la signature. Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère requerra à l’encontre des trois prévenus la peine de quatre années de prison ferme. La défense des inculpés plaidera la non culpabilité de ses mandants, tout en revenant sur la date du dépôt de la plainte par la Banque d’Algérie. L’affaire a été mise en délibéré pour la semaine prochaine.
H.Y.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com