La réunion extraordinaire du Conseil national du FFS s'est clôturée dans la nuit d'avant-hier aux environs de 22h. Ce qui renseigne sur le climat général dans lequel se sont déroulés les débats et les interventions des membres de cette instance dont la direction du parti a rassurés sur ses intentions, en démentant toute normalisation avec le système.Karim Aimeur - Alger (Le Soir) - À la croisée des chemins, le FFS tente d'avancer en rassurant sa base militante sur son attachement à la ligne du parti et, en même temps, en faisant la promotion de son projet d'organisation d'une convention nationale pour faire sortir le pays de sa crise multidimensionnelle.
Signe de la nature houleuse des débats qui traversent le parti, après la rencontre entre deux de ses dirigeants avec le chef de l'Etat et les déclarations controversées d'un conseiller du premier secrétaire qui a considéré que le Hirak est « un instrument de régression », la réunion extraordinaire du conseil national d'avant-hier a duré jusqu'à une heure tardive de la nuit.
Selon Hakim Belahcel, membre de l'instance présidentielle contacté hier par nos soins, la direction nationale du FFS est « déterminée à réhabiliter cette instance (conseil national) importante de débat et de contrôle de l'action de l'exécutif du FFS. Cette rencontre a été une opportunité précieuse pour nous afin d'évaluer l'action politique du parti, et de tracer, d'une manière collégiale et concertée, les perspectives prochaines. À la faveur de cette réunion, le parti a réaffirmé son attachement à l'éclosion d'une solution politique globale, basée sur un dialogue national inclusif et sincère », a-t-il expliqué.
Et de préciser que ce dialogue devra être précédé par l'instauration d'un climat favorable à l'avènement d'une solution consensuelle et définitive. «Le conseil national a insisté sur la nécessité de poursuivre la dynamique de rencontres avec la classe politique (le parti a déjà rencontré plusieurs partis dont le RCD et le PLD, ndlr), la société civile et les personnalités autonomes, et de barrer la route aux ultras et aux partisans du statu quo de tout bord », a-t-il affirmé, insistant sur l'attachement du parti à son propre calendrier politique et organique, à savoir la convention nationale et le sixième congrès national ordinaire, qui constituent, selon lui, « une priorité cruciale». Parallèlement à l'exécution de son agenda politique, la direction du FFS doit gérer aussi la colère de sa base militante, exprimée suite à la rencontre entre des responsables du parti et le Président Tebboune. Une colère que Hakim Belahcel a qualifiée, à l'ouverture des travaux, de « compréhensible » dans ce contexte « de défiance légitime vis-à-vis du pouvoir et de sa politique». Mais comment la direction compte-t-elle gérer cette colère ' « La base militante évolue dans un parti réellement démocratique, qui ouvre les possibilités aux divergences de perceptions et d'idées de s'exprimer et de s'affirmer. La direction nationale du FFS, garante de la cohésion des militantes et des militants, au même degré qu'elle est jalouse du respect de la ligne politique originelle du parti, continuera à faire valoir le libre débat et la concertation à tous les niveaux », explique notre interlocuteur, appelant les militants à respecter la discipline militante. «Nos militants qui ont toujours fait face avec courage et abnégation aux stratagèmes obscurs qui visent à déstabiliser le parti pour l'empêcher de jouer son rôle central dans les évènements en cours, démontreront, une fois de plus, leur sens inouï de responsabilité, de discipline et de patriotisme, loin des crispations dogmatiques stériles et handicapantes », a-t-il soutenu.
K. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim Aimeur
Source : www.lesoirdalgerie.com