Alger

La diplomatie française en mode "soft power" en Algérie



La diplomatie française en mode
La diplomatie française n'a pas beaucoup de visibilité, reconnait l'ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt. C'est la raison pour laquelle la France compte désormais se déployer « diplomatiquement » selon le modèle anglo-saxon : elle se met en mode « soft power » en Algérie à l'occasion de la naissance de l'Institut Français d'Algérie.
« Les Anglais et les Américains savent très bien vendre leurs actions politiques. Nous Français, on est bons concepteurs mais mauvais vendeurs », reconnait le diplomate lors d'une conférence de presse tenue au Centre culturel d'Alger à l'occasion du lancement officiel de l'Institut français d'Algérie. La diplomatie d'influence, concept barbare issu de la traduction de « public diplomacy » ou softpower » en Anglais est à présent le maitre-mot de l'action diplomatique de la France, soutient l'ambassadeur. Pour lui, la fusion, depuis le 1er janvier 2012, des centres culturels français et des services de coopération universitaire, éducative, linguistique et culturelle de l'Ambassade de France en un seul organisme : l'Institut français d'Algérie amorce cette « réforme » qui va valoriser davantage l'action culturelle internationale. Il s'agit, explique-t-il, de développer les échanges culturels internationaux, de promouvoir la diffusion de la langue et la coopération avec les pays partenaires de la France. L'Algérie est qualifiée, par le diplomate, de pays « poids lourd » aux côtés du Maroc, des Etats-Unis et du Canada dans la diplomatie française vu le volume important des échanges économiques et culturels entre les deux pays.
Rallonge de l'enveloppe de l'action culturelle
Malgré un contexte de crise et la perte de la France de son triple A, le budget de la coopération et de l'action culturelle a bénéficié d'une petite rallonge pour les actions culturelles, dans le cadre de la nouvelle organisation. Une enveloppe globale de 14 millions d'euros a été allouée pour les activités culturelles, les cours de langue française et l'enseignement supérieur et la recherche en 2012, contre 12 millions en 2011. Selon les chiffres dévoilés par Xavier Driencourt, 140.000 visas ont été délivrés en 2011 par les services de l'Ambassade de France en Algérie dont 4831 visa long séjours aux étudiants, 270 chercheurs partis en France, quelques 1618 bourses d'études ont été attribuées. 20.000 est cependant le nombre d'étudiants algériens inscrits en France. L'Algérie figure dans les premières loges du réseau culturel français, selon l'ambassadeur qui se réjouit des résultats «spectaculaires » enregistrés par les services de coopération culturelle. Durant l'année 2011, ces services ont organisé 270 manifestations culturelles et 11.000 inscrits en cours de langue.
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