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La différence entre « kifaya » en Egypte et « barakat » en Algérie



La différence entre « kifaya » en Egypte et « barakat » en Algérie
« Kifaya ! », en Egypte, « barakat ! » en Algérie. Des syllabes, un point en commun et d'importantes et grandes différences. Ceux qui ont fondé le mouvement « barakat » s'inspirent-ils du mouvement de contestation baptisé « kifaya » en Egypte '« kifaya » comme « barakat » signifient « ça suffit ! ». C'est le point en commun entre les deux mouvements, algérien et égyptien. Un point en commun qui réside dans la signification du terme.Cependant, la différence entre ces deux mouvements est on ne peut plus criante et de grande importance puisqu' elle réside dans la capacité de mobilisation ou dans le nombre de « sympathisants » de chacun. En Egypte, des dizaines de millions de personnes sortaient dans la rue scander en ch?ur « kifaya ». En Algérie, seulement quelques dizaines de personnes se sentent concernés par l'appel de « barakat ».Autre différence, et pas des moindres : les égyptiens ont tous refusé « l' ingérence » d' une quelconque partie étrangère dans les affaires internes de leur pays, un refus exprimé lors de la décision prise par les Etats Unis d' Amérique (USA) de « geler » l' aide américaine pour l' Egypte.Par millions, les égyptiens sont sortis dans la rue pour dire qu'ils « refusent cette aide si les USA cherchent à nous imposer de pactiser avec l'organisation des frères musulmans » soupçonnés par les égyptiens d'être les protégés des Etats unis. En Algérie, certains membres fondateurs du mouvement « barakat » n'ont pas fait preuve d' autant d'enthousiasme contre une quelconque ingérence étrangère.Mieux, l'un des membres de ce mouvement, est présenté sur les réseaux sociaux (Facebook) comme étant Y. A., dit Kamel, résidant en France, comme a été l'un des animateurs de la compagne présidentielle électorale de François Hollande et un militant du parti socialiste français.« Il a assisté à tous les meetings du parti socialiste, et aujourd'hui, il est membre de Barakat et prétend avoir les solutions aux problèmes des algériens », lit-on sur une page Facebook dans laquelle sont publiées des photos qui, selon le texte publié, le montrent en plein campagne électorale pour le président François Hollande et dans une autre photo, le montrant devant la fac centrale participant à un rassemblement du mouvement « barakat ».A noter, également, que quelques uns des membres de « barakat » ne servent nullement la « cause » de ce mouvement, si cause il ya, puisqu'ils recourent, malheureusement, aux insultes, au lieu et place du dialogue pourtant l'un des piliers de la démocratie dont se revendique ce mouvement qui fait face à la crainte des algériennes et des algériens de revivre le cauchemar vécu dans les années 1990, et qui porte des revendications anti-démocratiques, comme le refus de la candidature de Bouteflika, alors qu'ils peuvent exprimer ce refus par un bulletin de vote, mais aussi dans leur slogan dangereux « 50 ans barakat », qui est une négation de l'Algérie indépendante.En attendant que l'histoire révèle qui ont été les véritables inspirateurs de Kifaya, dont on sait déjà qu'ils étaient sous-traités par des organismes américains avec des financements qataris, il ya une différence fondamentale entre Kifaya et son équivalent local : l'Algérie n'est pas l'Egypte.


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