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La dernière ligne droite



La campagne électorale pour les élections locales anticipées du 27 novembre prochain est à ses tout derniers jours avec le sentiment relevé chez nombre de candidats qui souhaitent que cette corvée prenne fin au plus vite.M. Kebci - Alger (Le Soir) - Jamais une campagne électorale pour des élections portant renouvellement des Assemblées populaires des communes et celles de wilaya censées susciter plus d'intérêt au vu de leur caractère purement local, ne s'est déroulée dans une quasi-indifférence presque générale des citoyens et donc des potentiels électeurs, comme celle en cours en prévision du double scrutin local anticipé de samedi prochain.
Et ni l'explosion inédite des listes indépendantes, et encore moins la liste ouverte proportionnelle consacrée par la nouvelle loi portant régime électoral ,n'ont été d'un quelconque secours pour une campagne qui, vraiment, bat de l'aile et se déroule presque à huis clos.
Et ce ne sont pas, exception faite de certains rassemblements de partis traînant des traditions électorales et de l'expérience dans la mobilisation de leurs bases militantes à l'occasion de pareils rendez-vous, ces images de rencontres animées par des chefs de parti et d'autres listes indépendantes qui apporteront la contradiction. Des «qaâdate» plus que des meetings, puisque regroupant à peine, pour certains de ces rendez-vous, les candidats figurant sur les listes électorales. Notamment dans les quartiers et autres coins reculés du pays où les candidats se font, comble de l'ironie, discrets et rasent les murs pour se faire élire. Et ce ne sont pas les «plans», bien étudiés de ces images aussitôt balancées sur les réseaux sociaux, qui tromperont les adeptes de la Toile. Une Toile qui est devenue, de par ses atouts de «perversion» de cette réalité, le refuge pour ces postulants pour des sièges dans les Assemblées locales qui, lançant des messages enregistrés, tentent d'attirer l'attention et pourquoi pas susciter la sympathie d'amis «virtuels». D'autant plus que les panneaux d'affichage installés la veille de l'entame de cette campagne électorale n'intéressent pas grand monde parmi les badauds et autres passants.?Ceci quand les affiches portées dessus ne sont pas escamotées par des écriteaux ou carrément déchirées. Ce qui a fait que les candidats ont attendu ces derniers jours pour coller le maximum de leurs posters, espérant qu'ils puissent «survivre» d'ici le jour du scrutin, samedi prochain. Des affiches que l'on retrouve en dehors des emplacements qui leur sont dédiés sans que les membres de l'Autorité nationale indépendante des élections interviennent et qui, comme lors des élections législatives anticipées du 12 juin écoulé, comportent, pour certains, des candidates, voire des candidats sans photos !
Autre remarque relevée en parcourant ces affiches, les candidatures en famille et alliés. Sur l'une d'elles dans une commune de la wilaya de Tizi-Ouzou, celle d'une liste indépendante, ses promoteurs ne sont pas allés loin pour puiser dans leurs familles et belles-familles.
Ainsi, un des candidats, ancien maire, a inclus une de ses filles et un de ses beaux-frères, alors que deux de ses colistiers ont impliqué leurs épouses. Le troisième a jeté son dévolu sur son beau-père. Et le tour est joué ! Une autre affiche montre quatre candidats, mis l'un à côté de l'autre, portant le même nom de famille !
Autre «facette» que procurent ces affiches : la transhumance partisane, puisque nombre de candidats dont beaucoup d'élus sortants ont changé, à l'occasion de ces élections, de chapelle partisane. Comme c'est le cas du maire de Bab Ezzouar, élu en 2017 sur la liste du FFS (Front des forces socialistes) et qui postule, cette fois-ci, sur la liste du Front el Moustakbal. Ou encore le maire sortant de la commune de Birkhadem, élu il y a quatre ans, sur la liste de TAJ (Tajamoue Amel Jazair) et qui se porte, cette fois-ci, sur une liste du FFS ! Un détail loin d'échapper à la vigilance de ceux qui daignent jeter un coup d'?il sur ces affiches, notamment parmi les fils de quartiers ou les résidents des cités populaires.
M. K.
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