Une demande officielle pour la restitution du canon Baba Merzoug a-t-elle été introduite par l'Algérie auprès des autorités françaises '
Le ministère français de la Défense réaffirme ainsi, dans une déclaration à El Watan, que l'information relayée par Ouest-France, avait été donnée au cabinet du ministre de la Défense par le ministère français des Affaires étrangères. «Le Quai d'Orsay nous a informés qu'une telle demande avait officiellement été formulée, début juillet, auprès de ce même ministère», affirme ainsi Gaël Le Saout, conseillère presse auprès du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.
«Une demande similaire avait déjà été effectuée par des associations, mais elles ont été rejetées, car de telles requêtes doivent être introduites d'officiels à officiels, de ministère à ministère», explique-t-elle, ajoutant que, selon le ministère français des Affaires étrangères, cette requête a été formulée par «le gouvernement algérien». Le ministère français des Affaires étrangères avait démenti, plus tôt dans la journée d'hier, avoir reçu une demande officielle. «Le ministère des Affaires étrangères n'a pas reçu de demande officielle des autorités algériennes en vue de la restitution de ce canon», rapporte l'APS, reprenant une déclaration du Quai d'Orsay.
Une conseillère du cabinet de M. Le Drian avait déclaré, samedi au quotidien Ouest-France, qu'«une demande officielle des autorités algériennes pour le faire revenir à Alger a été déposée au Quai d'Orsay début juillet». «L'instruction du dossier devrait prendre plusieurs semaines», avait-elle précisé, ajoutant que l'étude de cette requête s'effectuait au ministère des Affaires étrangères. Dans ce ballet de déclarations contradictoires, les officiels algériens brillent par leur silence et ne se sont toujours pas prononcés afin d'infirmer ou confirmer cette information.
Le canon Baba Merzoug, pièce d'artillerie de 6,25 m et de 12 tonnes, capable de tirer à 4,8 km, a été conçu de 1536 à 1542 à la fonderie de Dar Ennahas à Alger. Le canon avait été, suite à la prise d'Alger par l'amiral Guy Duperré, transporté en France comme trophée de guerre.
Transformé en colonne, il a été érigé au milieu de l'arsenal de Brest en 1833, et y trône depuis. Un coq, une patte tenant un globe terrestre, est par la suite venu orner le sommet du canon, symbole de la «puissance impériale».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ghania Lassal
Source : www.elwatan.com