Alger - A la une

La décantation au sein du Hirak se poursuit



Les mots du Premier ministre, Abdelaziz Djarrad, après sa nomination à ce poste par le Président Tebboune, auront certainement un effet chez les Algériens soucieux de remettre leur pays sur la voie du développement au profit de tous.Il a souligné «la nécessité de travailler avec l'ensemble des compétences nationales, des cadres du pays et des citoyens et citoyennes» en vue de «relever les défis socioéconomiques et sortir de cette période délicate que traverse notre pays». Sa démarche est en droite ligne de l'appel au dialogue lancé par le Président Tebboune : «Je tends la main au Hirak». On sait que ces paroles prononcées par le Président Tebboune, dès son investiture, le jeudi 12 décembre, ont eu un effet réel sur les manifestants du vendredi. Pour le Président Tebboune, il est nécessaire de dépasser la situation actuelle, et il faut que la confiance du peuple en les institutions de l'Etat soit rétablie.
Dernièrement, le contexte national a révélé les tendances réelles de l'évolution dans le pays, concrétisés dans deux faits: les Algériens ont voté le jeudi 12 décembre, et ils sont soudés autour de leur Armée. Cette réalité a fini par provoquer l'abattement même chez les plus excités parmi les manifestants qui continuent de sortir le vendredi alors que les plus raisonnables d'entre eux ont pris acte de cette réalité et envisagent de changer leur démarche.
D'ailleurs, les manifestations du vendredi à Alger-centre, et dans quelques autres villes du pays, montrent l'érosion continue, d'une semaine à l'autre, de l'agitation artificiellement entretenue par des manipulateurs qui cherchent vainement à envenimer la situation dans le pays. Vendredi dernier, des Algériens étaient présents dans la rue pour signifier aux extrémistes, le refus des insultes contre l'Armée nationale populaire (ANP), et, également, pour faire comprendre à tous, que les excités qui lancent des slogans contre les institutions, sont loin de représenter le peuple.
Le slogan «Djeïch, Châab, khaoua, khaoua, a résonné hier, y compris à Alger-centre. Les manipulateurs des manifestants du vendredi ne veulent pas admettre leur défaite attestée par des faits probants: la réussite de l'élection présidentielle malgré les menaces et intimidations contre les électeurs, et la déferlante populaire juvénile qui a accompagné le cortège funèbre, le jour de l'enterrement du Général de corps d'armée, Ahmed Gaid Salah. Les manipulateurs ne veulent pas reconnaître qu'ils sont une minorité en Algérie et qu'ils doivent en prendre acte. La désinformation et la campagne d'intoxication, sur la base des mensonges les plus grossiers, véhiculés par des propos haineux ou se voulant plus subtiles, destinés à fanatiser les plus vulnérables, lancés en continu sur certains sites électroniques et autres blogs, installés à l'étranger, n'ont pas réussi à tromper le peuple algérien.
Les manipulateurs qui poussent les manifestants à lancer des slogans contre l'Armée n'ignorent pas les données de la situation extrêmement dangereuse dans la région. Ils ont, sans doute, pris connaissance de la réunion du Haut conseil de sécurité qui «a décidé d'une batterie de mesures à prendre pour la protection de nos frontières et notre territoire national» et pour «la redynamisation du rôle de l'Algérie au plan international», particulièrement en ce qui concerne les deux dossiers, Libye et Mali, et, de manière générale, dans le Sahel, la région saharienne et l'Afrique.
Les Algériens qui ont à c?ur la stabilité de leur pays, se sentent concernés par les informations qui circulent à propos du contexte sécuritaire régional, notamment celles portant sur les annonces d'intervention militaire étrangère en Libye. La position de l'Algérie sur cette question a été réaffirmée par le président Abdelmadjid Tebboune, dans son discours prononcé après sa prestation de serment, jeudi 12 décembre, au Palais des Nations, du Club des Pins à Alger. Elle est résumée dans son appel à «tous les frères libyens à la réunification des rangs, au dépassement des divergences et au rejet de toute ingérence étrangère, qui ne fait que les éloigner les uns des autres et entraver la réalisation de leur objectif de construire une Libye unie, stable et prospère».
Reprendre, avec un autre contenu encore plus dangereux, le slogan appelant à mettre «l'Histoire à la poubelle» que scandaient des inconscients dans les années 1980, pour viser, cette fois, une institution de premier plan dans le pays, trahit des buts bien précis.
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