Alger - Revue de Presse

La cuisine des femmes du chef



On avait été déçus par les hommes. Qu'ils soient terroristes, kamikazes, islamistes ou généraux, dirigeants corrompus, autocrates, incompétents et voleurs, bref, comme dirait une jeune fille qui découvre la vie, tous des menteurs. C'est maintenant au tour du sexe opposé de décevoir, à l'image des 8 associations de femmes qui viennent de prendre position pour la présidence à vie. Juste avant elles, il y eut Khalida Toumi, apprentie dictateur qui s'autorise à interdire des livres en n'osant même pas en tant que ministre de la Culture mettre un pied au Salon du livre, préférant méchouis et poteries, qui brûle des ouvrages qu'elle-même a autorisés pendant la manifestation « Alger, capitale de la culture arabe » et qui, en gros, détruit tout ce qu'elle touche.Et bien sûr, il y a Louisa Hanoune, qui explique avec un froid à température FLN que la présidence à vie c'est très bien pour le peuple parce que dans le changement de Constitution il y a un « droit de révocation attribué au peuple ». Prend-elle les Algériens pour des imbéciles ' Le peuple, s'il juge qu'il est mal gouverné, peut-il vraiment se lever un jour et demander le départ de son président afin « qu'il rentre chez lui », alors que dès que des enseignants qui demandent simplement du travail approchent la Présidence à quelques centaines de mètres, ils se font tabasser par la police ' Que s'est-il passé pour que les femmes, peut-être déçues par la vie, rejoignent toutes la docile UNFA dans un consensus pour le plus fort parce que c'est lui qui fait les courses ' Bien sûr, les femmes peuvent décevoir. Estimer qu'elles sont naturellement à l'abri du clientélisme et de la recherche ergonomique d'avantages serait du pur sexisme. Mais on avait toujours mis les bons sentiments, le c'ur et l'avenir de leur côté. Aujourd'hui, on ne peut que constater que les hommes et les femmes sont égaux. Dans le mauvais goût.
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