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La crise qui dérange la RépubliqueFLN FACE À UNE NOUVELLE FRONDE



La crise qui dérange la RépubliqueFLN FACE À UNE NOUVELLE FRONDE
Au moment où il marque son retour sur le terrain pour participer activement à la présidentielle, le FLN renoue avec la contestation.C'est le retour à la case départ pour le parti majoritaire. La désignation du secrétaire général n'a pas mis fin à la crise interne. Cette crise tombe comme un cheveu sur la soupe. Le rendez-vous de la présidentielle s'annonce dans cinq mois. Au moment où il marque son retour sur le terrain pour participer activement à la présidentielle, le FLN renoue avec la contestation. Ce retour à la case départ n'arrange en aucun cas le climat politique. Bien au contraire, il risque sérieusement d'affecter l'ambiance à la veille de la présidentielle. Quand le FLN éternue, la République s'enrhume. Connu pour être l'appareil de l'Etat, le parti majoritaire démarre mal sa campagne. Le rôle de locomotive risque de lui échapper cette fois-ci. Devant la contestation qui gagne du terrain au niveau de la base, la direction de Amar Saâdani doit se recroqueviller sur elle-même pour éteindre le feu. Le parti doit tout faire pour ne pas aller en rangs dispersés à la présidentielle. M.Saâdani qui a mené la campagne tambour battant pour le 4e mandat n'a pas réussi à apaiser les esprits. Ses sorties multipliées sur le terrain n'ont pas abouti au rassemblement de la famille FLN. Le mouvement de redressement et les partisans de l'ancien coordinateur du bureau politique, Abderrahmane Belayat reviennent en force pour contester sa position.
Pour eux, la rencontre du 29 août dernier est illégale qui est, à leurs yeux, une violation du statut et du règlement intérieur du parti. Ces derniers ont lancé cette semaine un appel au boycott de la réunion du comité central prévue le 16 novembre prochain à Alger. Cette réunion promet d'être houleuse. Surtout que même des députés membres du comité central sont mécontents de la façon dont ils ont été convoqués par SMS pour récupérer leur convocation en leur exigeant de signer un document. Ainsi, le malaise s'installe au FLN. Censé mettre en ordre de bataille ses troupes en prévision de la présidentielle, le FLN a d'abord une priorité, à savoir, arranger ses affaires.
A l'instar de la crise interne, les dernières déclarations du secrétaire général Amar Saâdani dans lesquelles il s'attaque au DRS et au Premier ministre sont moins qu'inopportunes et constituent un coup sévère pour la stabilité des institutions du pays. Au lieu de collaborer en cohérence avec les différentes parties et préparer le terrain pour la prochaine échéance, le secrétaire général torpille et chamboule toute la démarche. Sa sortie médiatique a choqué plus d'un. C'est la première du genre dans les annales du parti majoritaire. Le FLN qui a toujours été à l'avant-garde des institutions de l'Etat, déraille dans sa démarche estiment les observateurs de la scène politique. Pour eux, même s'il y avait des rivalités entre les hommes politiques, il ne fallait pas les afficher en public par précaution vis-à-vis des institutions de l'Etat.
Effectivement, ces déclarations tombent dans une conjoncture marquée par des enjeux importants, voire décisifs. La présidentielle, la situation au Sahel et les dernières provocations du Maroc sont autant d'éléments qu'il faut prendre en considération. Devant cet état de fait, les observateurs estiment que le secrétaire général du parti majoritaire est mal parti. Au lieu de mettre de l'ordre dans sa maison et se mobiliser davantage pour jouer les premiers rôles lors de la présidentielle, Amar Saâdani s'amuse à s'attaquer aux institutions de l'Etat. Cette nouvelle donne profite aux autres partis qui veulent devancer le pas à Saâdani sur le terrain du 4e mandat. Ces derniers temps les partis redoublent les appels au 4e mandat pour mieux se positionner sur l'échiquier politique. Ils sont nombreux à se disputer le terrain pour baliser la voie au président de la République en l'invitant à se présenter à sa propre succession. L'enjeu vaut bien la chandelle pour les partis.
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