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La crise du ciment refait surface



Depuis deux ans, le prix du baril de pétrole connaît une chute vertigineuse qui fait le bonheur de certains pays et en pénalise d'autres. Fatalement, les pays producteurs sont les plus durement touchés par cette baisse.Depuis deux ans, le prix du baril de pétrole connaît une chute vertigineuse qui fait le bonheur de certains pays et en pénalise d'autres. Fatalement, les pays producteurs sont les plus durement touchés par cette baisse.Pour la majeure partie de ces pays producteurs, le pétrole représente une part très importante de leurs exportations. Les plus riches d'entre eux ont suffisamment de fonds pour compenser les pertes. Mais pour d'autres, comme l'Algérie, les conséquences se font immédiatement sentir.Le gouvernement a construit son budget en se basant sur une "hypothèse prudente" en ce qui concerne la croissance de l'économie, ce qui ne conduit pas à desserrer, outre mesure, l'étau de la réduction des dépenses publiques.Mais la réalité est là. Après la hausse exagérée du prix des carburants instituée par la loi de finances 2016 et qui s'est répercutée sur les prix des différents produits de large consommation, aujourd'hui, c'est au tour du secteur du bâtiment de subir une situation qui ne dit pas son nom.Outre la flambée des prix du ciment, matière essentielle pour la réalisation des projets essentiels pour le développement du pays, revoilà la pénurie de ce matériau qui refait surface. Elle reprend de plus belle, après un rétablissement à cours terme qui n'a pas dépassé deux mois. Cette situation ne sera pas sans conséquence sur les projets lancés dans le secteur de l'habitat et de l'urbanisme.En effet d'innombrables chantiers souffriront certainement d'un manque d'approvisionnement en cette matière première, seront cntraints à l'arrêt ou du moins accuseront un retard flagrant laissant ainsi les constructeurs dans l'expectative, notamment les petits constructeurs et les particuliers.Cette situation peut s'expliquer, selon les observateurs, par l'augmentation des prix conditionnés par la LF 2016 et la réduction de l'importation de cette matière visant à réduire la facture et à renforcer la production nationale, d'autres explications sont également à rechercher du côté de l'offre.Quand une seule usine effectue un arrêt technique de maintenance, les spéculateurs saisissent l'opportunité de créer une tension en stockant du ciment dans le but de le revendre à des prix élevés". Le prix du ciment, produit localement, a dépassé les 1.800 DA le quintal, alors que celui importé a atteint le seuil des 1.900 DA/quintal, est-il relevé chez certains vendeurs de matériaux de construction.Chez d'autres, le sac de ciment de 50 kg se situait, sur le marché parallèle, entre 700 et 950 DA, le double du prix sortie d'usine, estimé, selon les opérateurs, à environ 500 DA. Certaines sources indiquent que cette pénurie est due au "fait que les quantités de ciment disponibles sur le marché sont affectées essentiellement aux grands projets que sont la Grande mosquée d'Alger et l'aéroport, sur lesquels le gouvernement reste intransigeant en termes de délai de réalisation".Une chose est sûre, la production nationale, évaluée à 18 Mt/an n'a pas pu couvrir la demande estimée à plus de 22 Mt/an. Le déficit est, par conséquent, de l'ordre de 4 Mt/an. Ce différentiel ne peut être comblé donc que par le recours aux importations pour être au diapason avec le délai de réalisation de nos projets.Pour la majeure partie de ces pays producteurs, le pétrole représente une part très importante de leurs exportations. Les plus riches d'entre eux ont suffisamment de fonds pour compenser les pertes. Mais pour d'autres, comme l'Algérie, les conséquences se font immédiatement sentir.Le gouvernement a construit son budget en se basant sur une "hypothèse prudente" en ce qui concerne la croissance de l'économie, ce qui ne conduit pas à desserrer, outre mesure, l'étau de la réduction des dépenses publiques.Mais la réalité est là. Après la hausse exagérée du prix des carburants instituée par la loi de finances 2016 et qui s'est répercutée sur les prix des différents produits de large consommation, aujourd'hui, c'est au tour du secteur du bâtiment de subir une situation qui ne dit pas son nom.Outre la flambée des prix du ciment, matière essentielle pour la réalisation des projets essentiels pour le développement du pays, revoilà la pénurie de ce matériau qui refait surface. Elle reprend de plus belle, après un rétablissement à cours terme qui n'a pas dépassé deux mois. Cette situation ne sera pas sans conséquence sur les projets lancés dans le secteur de l'habitat et de l'urbanisme.En effet d'innombrables chantiers souffriront certainement d'un manque d'approvisionnement en cette matière première, seront cntraints à l'arrêt ou du moins accuseront un retard flagrant laissant ainsi les constructeurs dans l'expectative, notamment les petits constructeurs et les particuliers.Cette situation peut s'expliquer, selon les observateurs, par l'augmentation des prix conditionnés par la LF 2016 et la réduction de l'importation de cette matière visant à réduire la facture et à renforcer la production nationale, d'autres explications sont également à rechercher du côté de l'offre.Quand une seule usine effectue un arrêt technique de maintenance, les spéculateurs saisissent l'opportunité de créer une tension en stockant du ciment dans le but de le revendre à des prix élevés". Le prix du ciment, produit localement, a dépassé les 1.800 DA le quintal, alors que celui importé a atteint le seuil des 1.900 DA/quintal, est-il relevé chez certains vendeurs de matériaux de construction.Chez d'autres, le sac de ciment de 50 kg se situait, sur le marché parallèle, entre 700 et 950 DA, le double du prix sortie d'usine, estimé, selon les opérateurs, à environ 500 DA. Certaines sources indiquent que cette pénurie est due au "fait que les quantités de ciment disponibles sur le marché sont affectées essentiellement aux grands projets que sont la Grande mosquée d'Alger et l'aéroport, sur lesquels le gouvernement reste intransigeant en termes de délai de réalisation".Une chose est sûre, la production nationale, évaluée à 18 Mt/an n'a pas pu couvrir la demande estimée à plus de 22 Mt/an. Le déficit est, par conséquent, de l'ordre de 4 Mt/an. Ce différentiel ne peut être comblé donc que par le recours aux importations pour être au diapason avec le délai de réalisation de nos projets.


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