
La création du contenu local a fait l'objet d'un débat de la deuxième édition du forum organisé, mardi à Alger, par l'opérateur de téléphonie mobile, Mobilis, au profit des médias.Le PDG de Mobilis, Saâd Damma, a souligné à cette occasion que l'objectif de cette initiative vise à permettre aux journalistes algériens d'«enrichir leurs connaissances dans le domaine des nouvelles technologies». De son côté, le directeur de l'Agence nationale de la promotion des parcs technologiques (ANPT), Lakrouf Mohand, a indiqué que 35 start-up productrices de contenu ont été accompagnées dans leur phase de création. Il a, toutefois, soulevé des problèmes de financement de ces start-up, appelant à remédier aux carences constatées dans la formation des développeurs de contenu. Selon M. Lakroum, nos développeurs ne sont pas suffisamment formés. Le directeur marketing de l'ANPT a insisté sur le fait que des écoles de formation sont nécessaires. « Au jour d'aujourd'hui, le cyberparc de Sidi Abdallah abrite 15 start-up produisant du contenu», a-t-il informé. Nacim Lounès, spécialiste dans le domaine des TIC, a plaidé, quant à lui, pour la création d'un observatoire qui sera chargé d'évaluer la consommation internet en Algérie en vue d'établir un constat réel. «La quasi majorité des contenus consultés sont algériens. Le contenu DZ est très développé en termes de quantité. Concernant le contenu informatif et de divertissement, l'Algérie excelle. Tout ce qui est algérien est apprécié à partir du moment où il est qualitatif», a-t-il avancé. Il faut savoir que 80% du contenu local est généré par les développeurs, le reste par des entreprises spécialisées. En ce qui concerne le problème de la langue, Nassim Lounès a déclaré que «70% des internautes déclarent être arabophones ou bilingues. Les médias francophones sont nombreux mais les sites les plus visités sont des sites arabophones. Il faut s'y faire, la nouvelle génération d'internautes est arabophone donc il faut à tout prix privilégier la langue arabe». Sur le lancement de la 3G, M. Lounes a confirmé que cette technologie a permis à beaucoup d'Algériens d'avoir accès à l'internet haut débit. «Avant la 3G, 12% du trafic provenait du mobile. Après le lancement de la 3G, le taux est passé à 25%. Les Algériens sont friands de nouvelles technologies. Preuve en est, ils se sont vite appropriés la 3G . Le e-paiment qui tarde à être lancé en Algérie et qui freine bon nombre de secteurs, ne devrait donc pas faire peur aux Algériens, bien au contraire. Ils l'adopteront aussi vite que la 3G l'a été», a-t-il expliqué. La question du .DZ a aussi été abordée, tout comme le manque terrible de datacenters qui freine aussi le développement du contenu local.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zahra Kefane
Source : www.lnr-dz.com